‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de FranceChapitre 190 sur 251 · Nore , bru ; nurus · texte numérisé non relu

Nore , bru ; nurus

2. Je porte la lumière et la sére'nité. — Les précédents éditeurs, les anciens comme les nouveaux, ont mis à la place de la phrase grecque, estropiée dans le manuscrit et que Dupuy a rétablie , une suite de syllabes qui n’ont aucun sens.

3. Dupuy a biffé cette mauvaise traduction et l'a remplacée par celle-ci : Lucent fert et serenitalern , qui est la bonne , et que tous les éditeurs ont reproduite.

DES DAMES

voit-il tousjours son ambition soubz dessein de gaigner toujours sur la France ce qu’il eust peu; et s’estonna fort de ceste alliance avec le pape, le cognoissant babille, courageux et vindicatif de sa prison faicte par son armée impériale au sac de Rome. Et telmaryage luy despleust tellement, que j’ay ouy dire à une dame de vérité, lors à la court, que s’il ne fust esté marié avec l’impératrice, qu’il eust prins l’alliance dudict pape, et eust espousé sa niepee, tant pour estre appuyé d’un si grand party, que parce qu’il craignoit que le pape luv aydast à perdre Naples, Milan et Gênes, ainsi qu’il l’avoit promis au rov François, lorsqu’il luy lit livrer l’argent du dot de sa niepee et ses bagues et joyaux; qu’oultre tout cela, pour faire le douaire digne d’un tel mariage, il luy avoit promis, par instrument autentique, trois perles d’inextimable valeur, de l’excessiveté 1 desquelles les plus grands roys estoient fort envieux et convoiteux, qu’estoient Naples, Milan et Gênes. Et de faict ne fault doubter que si ledict pape eust vescu ses ans naturels, qu’il lui eust vendue bonne, et lui eust faict couster cher sa prison, pour agrandire sa niepee et le royaume où elle avoit esté colloquée; mais il mourut fort jeune’ : encores pourtant tout ce profict nous demeura pour ce coup.

Voylà donc nostre reyne, ayant perdu sa mère Madelavne de Bouloigne, et Laurens de Médicis son père, duc d’Urbin, en bas aage, mariée après par le bon oncle en nostre France, où elle fut menée par

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