‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de FranceChapitre 202 sur 251 · En 1580. — 2. En 1586. Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

En 1580. — 2. En 1586. Voyez plus haut, p

esté? Pourquoy eust-elle appaisé le tumulte des barricades de Paris, et réconcilié le roy avec M. de Guise, pour le faire mourir et tuer, ainsi que nous avons veu?

Or, pour fin, qu'on desbagoule contre elle tout ce qu’on voudra, jamais nous n’en aurons une telle en France si bonne pour la paix.

On l’a fort accusée du massacre de Paris : ce sont lettres clauses pour moy quand à cela, car alors j’estois à nostre embarquement de Brouage; mais j’ay bien ouy dire qu’elle n’en fut la première autrice 1 . Il y a trois ou quatre autres, que je nommerais bien, qui furent plus ardans qu’elle et qui l’y poussarent fort, luy faisant accroire que, pour les menaces que l’on faisoit à cause de la blesseure de M. l’admirai, on tuerait le roy, et elle et ses enfans, et toute sa court, ou qu’on serait aux armes pis que jamais. En quoy certes ceux de la relligion eurent grand tort de faire telles menaces qu’on dict qu’ils faisoient; car ils en empirarent le marché du pauvre M. l’admirai, et luy en procurarent la mort. Que s’ils se fussent tenus coys et n’eussent sonné mot, et laissé guérir M. l’admirai , il s’en fust allé après hors de Paris tout bellement et à son aise, et n’en fust esté autre chose.

M. de La Noue a esté bien de ceste opinion; et sçay bien que lui et M. d’Estrozze et moy en avons parlé, luy n’aiant jamais approuvé ces bravades, ces audaces et menaces , et mesmes en la cour de son roy et sa ville de Paris, que l’on fist; et en blasma mesme

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