Martyre, p. 416. — 4. 11 s'appelait Préau
LA REYNE D’ESCOSSE
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« drez par Bourgoing ' et les autres , que j’ay faict fidelle- « ment protestation de ma foy, en laquelle je veux mourir. « J’av requis de vous avoir pour faire ma confession et « recevoir mon sacrement , ce qui m’a esté cruellement « refusé, aussi bien que le transport de mon corps, et de a pouvoir tester librement, ou rien escrire que par leurs « mains. A faute de cela, je confesse la griefveté de mes n pèche/, en général, comme j’avois délibéré de faire à « vous en particulier, vous priant, au nom de Dieu, de « prier et veiller ceste nuict avec moy pour la satisfaction « de mes péchez, et m’envoyer vostre absolution et pardon « de toutes les offences que j’ay faictes. J’essayray de vous « voir en leur présence, comme ils m’ont accordé du « maistre d’hostel ; et s’il m’est permis, devant tous je vous « demanderay pardon. Advisez-moy de plus propres priè- « res pour ceste nuict et pour demain matin, car le temps « est court et je n’ay loisir d’escrire ; mais je vous recoin- « manderay comme le reste , et surtout vos bénéfices vous « seront asseurez, et vous recommanderay au roy. Je n’ay « plus de loisir ; advisez-moy de tout ce que vous penserez « de bon pour mon salut par escrit *.]
Après cela faict et pourveu au salut de son âme avant toutes choses, elle ne perdist point temps, et si peu qu’il luv restoit (bien long pourtant et suffisant pour esbranler une constance des plus asseurez, mais en elle on n’y cogneut aucune crainte de la mort, mais beaucoup de contentement de sortir des misères mondaines), l’employa à escrire à nostre roy, à la revne mère qu’elle honnoroit beaucoup, à monsieur et à madame de Guise, et à autres particuliers, lettres certes fort piteuses, mais du tout tendantes à