Serayne, sirène
k. 11 s'agit du château de Lusignan que le capitaine calviniste Mirambeau rendit aux catholiques en 1869, à la sollicitation de son proche parent Lansac. « Cela ne lui 6t pas honneur, dit de Thou fliv. XL VI), et il en fut depuis blâmé. » Brantôme a parlé ailleurs de la prise du château par le duc de Montpensier en 1574. (Voyez t. V, p. 16 et suiv.)
RODOMONTADES
sceut forcer ny avoir de trois mois, encor à grand’peine, et par une honnorable composition. Ce qui devoit estre une grand’honte à ce gentilhomme, qu’on disoit de luy par risée que, pourquoy il avoit rendue ainsi aisément, ce n’estoit pas faute de munition ny vivres, car il en avoit ce qu’il en falloit, mais parce qu’il n’avoit pas de moustarde pour manger son bœuf salle. J’ay peur de m’estre un peu extravagué de mon premier dessain : mais pourtant j’y tourne encor, méritant excuse, car ma digression n’a point estée mal à propos ny innutille, et aussi qu’un’autre fois je l’eusse oubliée.
Le marquis de Pescayre, ayant assiégé une place nommée Pisquiton’, en l’estât de Milan, il y eut dedans très arcabuseros excellentisimos clefensores, puestos en mira de un lugar secreto del niuro, te nia n ojo si verian parescer algun espanol en quien desarmassen los arcabuzes prestamente con tiras ciertos : y assi fue, que aviendo cajrdo muertos subitamente muy maltratados et capitan Busto y el capiton Mercado, asseslando ya el tercero diligentemente contra el marques de Pescara, y queriendo dar fuego a su arcabuz, de presto un capitan île Pavia, llamado el Fratino, hechandole la mono, le quilo la mecha encendida , gritando a grandes vozes : « No quiera « Dios, que oy por nuestra crueltlad, muera el mas « esforçailo capitan que vive , padre de los soldat los, u y el que nos rnantiene, aunque le searnos enernt- « gos: nuis antes le conservenws la vida, porque nos-
t. Pizzigliitone. — Tout ce passage est emprunté à Vallès, liv. III, ch. i, f“ 74.
ESPAIGNOLLES.
« otros que vivimos ganando sueldo , no muriamos de « hambre en una paz négligente y perezosn. » « Il y eut dedans trois harquebuziers très exellens qui s’estoientmis en mire' derrière une cannonière fort secrette pour faire chascun son coup sur l’Espaignol qu’ilz voyoient bien à propos et sans coup faillir; dont il y eut deux capitaines l’un nommé le Bust et l’autre Mercado qui tumbarent tous deux mortz. Le troisième ainsi qu’il estoit prest d’en faire autant au marquis de Pescayre, il y eut un capitaine de Pavie, nommé le Fratin, qui courant à grand’haste et ostant la mesche allumée de dessus la serpentine, se mit à crier tout haut : « Ah ! jà Dieu n’advienne qu’au- « jourd’huy par une trop grande cruauté meure le o plus grand capitaine qui vive aujourd’huy, lequel « est père des soldatz et lequel nous maintient, en- « cores que nous soyons ses ennemys; mais il luy « faut conserver la vie, affin que nous autres qui vite vous bien en guignant et tirant solde, ne mourions « de fain en une paix négligente et paresseuse. »> Ainsi luy fut sauvé la vie. 11 avait raison de parler ainsi, car, comme ennemy de paix et grand amy de guerre et d’ambition, il leur entretenoit toujours leur gaigne-pain.
Et ce fut pourquoy M. le mareschal d’Estrosse, ayant esté un matin salué par deux cordelliers de ces motz : Dio vi donna la pace' , il leur respondit : Et Dio vi tolga il purgatorio 1 ; comme disant : « Si vous me donnez ce souhait de mallédiction, à me dési-