En 1568. — 2. L'honneur de la milice espagnole
ESPAIGN'OLLES.
belle celle-là, où l’empereur acquis! grande gloire; les guerres de Piedmont, de Parme et de Sienne; (il ne gaigna rien aux. deux premières, tesmoings la bataille de Gérizolles et la conqueste de Piedmont, comme j’en parle ailleurs; Sienne fut gaignée, mais elle leur cousta bon) ; puis le siège de Metz, qui leur fut très malheureux ; n’oublie le voyage de M. de Guyse, et la rompure 1 de son desseing; et puis vient finir sur les deux batailles de Sainct-Quentin et Gravelines, qui contraindrent le roy Henry (n’en pouvant plus) à demander la paix. Il s’en faut’ les prises de Calais, de Guysnes, de Tliéonville, et le camp d’Amiens, où le roy, estant en personne, présenta cent fois la bataille au roy d’Espaigne, mais point de nouvelles. Enfin il en conta prou, sans s’oublier aussi, et se disant, estant lieutenant plusieurs fois de l’empereur Charles, estre vray tesmoing de leur valeur. Ceste vanterie pour luy et pour ses soldatz est excusable, autrement le vent espaignol n’auroit point de lieu. Ainsi en ceste harangue il imita quasv son oncle le conquesteur de Navarre, que je viens de dire, qu’aucuns ont voulu croire avoir esté son père; mais cela est faux, car son père fut don Garcie de Tolède, qui mourut aux Gerbes contre les Mores, en la fleur de son aage, y ayant esté envoyé avec dom Pedro de Navarre , lieutenant du roy Ferdinand en l’armée qu’il y envoya en M. D. X.
Un soldat espaignol ayant apellé un seigneur italien en combat, l’Italien luy fit responce que, d’au-