Carretier, charretier
3. Comment, corbleu! vous moquez-vous de moi, monsieur le docteur ? Il n’y a jamais eu de mule veuve.
4. Je veux dire quelle ait les trois qualités d'une veuve; qu’elle soit grasse, coureuse et mangeuse.
RODOMOX l'ADES
noient-elles à estre veufves, les voylà remises et refaictes aussitost, comme un cheval maigre et élangorv ‘ mis à l’herbe, qui se refïaict et se remet soudainement. De sorte que c’est une maxime, que qui veut engraisser une femme mariée, qu’il la fasse veufve; car c’est le meilleur engrais qu’on luy sçauroit donner. Ce n’est pas pourtant que les marys ne leur donnent le traictement et l’ordinaire qu’il leur faut, selon leur faculté et petit pouvoir; mais vous diriez que venant de leurs mains, elles ne les trouvent jamais si bons comme quand elles sont en viduité, et qu’elles le prennent d’elles-mesmes qui çà qui là, en leur plainière volonté. J’en voudrois volontiers demander une raison à quelque bon médecin, si ce n’est qu’il me renvoyast à l’apologue* de l’asne et du cheval qui est dans Rabelais *, et à leur parlement qu’ilz firent quasi sur mesme chose , où enfin monsieur l’asne conclut qu’il n’y a que la liberté des champs et choisir sa pasture comme l’on veut, et faire autre chose que je n’ose dire, et n’estre nullement en subjection, bien que l’on mange son saoul à crever dans Testable.
Un cavallier parlant un jour d’amour à une femme aagée, mais pourtant belle encore et fort désirable, elle luy dit : V como, senor, me habla V . S. de esta cosa a mis complétas ‘ ? L’autre luy respondit : Senor a, sus complétas mien mas que las horas de prima