‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 2)Chapitre 11 sur 77 · Ombrageux. Terme de cavalier · texte numérisé non relu

Ombrageux. Terme de cavalier

). Devant ses troupes rangées en lignes.

4. V arase al diable, burina fca ! que [an larde es venido, que lodo el dia somos muertosde hambre y defrio (<i|.

(. C'est-a-dire en pensant à la r -r.niili.- perte qu'il ferai! de celui-là comme de ses camarades, s'ils l'eussent abandonné.

erait : Va-t'en au diable, vilaine i venir que, pendant tout U jour, nous tommes morts ac ;aim cl de froid! Il est à remarquer que bocïna veut dire trompe en espagnol (du lalin buceina). On trouve ici l'explication d'un moi d'argoi militaire qui fait encore dire d'une laide figure ; quelle trompe.! quelle trompette! et par allii.itiùti : quelle trombine! Il y aurait là non seulement une comparaison de la bouche trop grande à un pavillon de trompe, mais un jeu de mots sur bâtit : bouche et bocina : trompe.

Rodomontades esp

aymoit et chérissait ses soldats espaignols comme ses enfans.

Une plaisante rodomontadefut d'un hydaigo espaignol, lequel, ayant faict un jour une demande au roy Ferdinand dans su salie et le roy demeurant assez, et songeant pour lui faire responce, il lui dit : a Sacrée Majesté, pour l'amour de Dieu, rendez-moi réponse, sinon mon mulet est là-bas 1 . » Comme voulant dire : « Si vous ne me despeschez viste, je m'en retourne sur mon mullet. » Quel fou, fat, glorieux estoit cet hydalgo, et plaisant pourtant avec sou mullet!

Le marquis de Pescayre estant à la battaille de Ravenne, et combattant vaillamment, iuy ayant eslé donné pour gouverneur un fort honneste homme, qui se nommoit Placidio de Sangro, • gentil-homme très noble et très vaillant* », après avoir combattu et l'un et l'autre , longtemps , fort courageusement , " considérant le péril de la défaite prochaine, et s'estant tourné vers le marquis, il lui dit : a valeureux chevalier! puisqu'il n'est pas " d'un homme prudent, mais d'un vrai fou, « de disputer trop long-temps contre une « mauvaise fortune 3 , pendant que ce cheval k est encore sain, et que vos forces suffisent, m délivrez-vous de la mort et conservez-vous <■ pour une meilleure fortune.» Alors le marquis lui répondit : « Je vous obéirois de bon cœur,

1. Sacra Mageslad, hagame por Dios respnesla; sîno alla baxo esiâ mi macho.

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