Cavalière muy noble y esforzado
j. Valeureux chevalier, certes ce n'est point marque
Rodoi
« et je suivrois fidèlement ce conseil salutaire, y si vous me conseilliez une chose aussi hono- » rable qu'avantageuse; mais j'aime mieux « que mes amis me pleurent mort avec hon- « neur, que de pleurer honteusement, en me- « nant une vie très deshonorable dans ma e maison, la mort de tant de grands capi- « taines '. »
Voyia, certes, une très belle et courageuse rodomontade, et à laquelle, tout ainsy qu'elle fut dite, le marquis ne faillit à l'effect; car, plustost que fuyr, il fut pris prisonnier : observant en cela très bien aussy sa devise, qu'il avoit pris d'un bouclier, avec ces mots : Aut cum hoc, aut in hoc », que ceste brave mère de Sparte dict à son fils quand il alla à la guerre, et !uy commanda ou de s'en retourner honorablement avec luy en vie, ou bien porté dessus estandu mort.
On dit que Tallebot le grand', quand il
d'.ime virile, nuis ■.!■:■ \<:-'m: jjîiirJéw, que Tenir aussi longtemps tête â la fortune contraire,
nl'irques y le dix6; ■ 0! cavaHero valefoso, pues que no es cosa de anima varonil, sino de un loco, contraster tanto tierapo con la fortuna contraria, en tanto que cl cavallo esta sano, y las fuerzas bastan, os libra de la muerte, y guarda para mejor vemura. - Enfonces el marques le respondia : « De buen grado obedeccria, 6 siguiera muy fiel este consejo saludable, si me persuatfierades cosa tanto lionrosa quanln segura ; antes quiero yo que me llorcn mis amïgos muerto
" affrcHtosamente, con vida infâme en
e tan grandes capitanes. ■
! -- On rapportait alors sur son
rt ou blessé.
n honra, que yo lie
let l 4 i).
juil-
Rodomontades espâignolles.
mourut à Castillon, dist ù son fils semblables
fiaroles aux précédentes pour se saulver ; mais e fils ne voulut obeyr à son père, et mourut avecques luy.
Froissart, parlant de la battaille de Nicopoly contre Jes Turcs, (dit) qu'il y eut un chevallier françois, nommé le sire de Montcaré ', vaillant seigneur et gentil chevallier, qui estoit d'Artois, lequel, quand il veid que la desconliture lournoit sur les François, il avoit là son fils fort jeune, il dict à un sien escuyer : « Prends mon fils, si l'emmené ; tu te peux bien partir par celle aisle-là qui est toute ouverte. Sauvemoy ma famé'. J attendray l'advamure avec les autres. » Ce sont les mesmes parolles de Froissard. L'enfant rcspondit que point ne partiroit, et ne le lairoit. Son père le fit tant à force que l'escuyer l'emmena, et le mit hors de péril, et vinrent sur le Danube. Mais l'enfant, qui estoit tout triste de son père, se noya par grand malheur entre deux barques, et ne le peut-on sauver.
J'ay leu dans un livre espaignoi, parlant de la battaille de Pavie, de Galeas San Sevrin 3 qui estoit grand escuyer du roi François pour lors, « que, combattant valeureusement, il mourut en présence du roy, finissant honorablement sa vie, et satisfaisant a ce qu'il devoit à la bonne volonté que le roy lui portoit et h son honneur, Ce seigneur, tombant de son cheval, se tourna vers le seigneur Guillaume