‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 2)Chapitre 24 sur 77 · Aqni esta la cabeiadel traydor Gonzalo Pizarro, el quai · texte numérisé non relu

Aqni esta la cabeiadel traydor Gonzalo Pizarro, el quai

iill.i en cl valte de Xaqusanava contra la bandera ï catamlartr n'.ii i.r dd emperador su sehor, el lunes 9 de abnl IJ4*-

). Plusieurs a le sens ;!■. |uai la phrase

serait par trop naïve ; elle l'en déjà puisqu elle qualifie le vaincu d'invincible.

4. Quetioneratraio de cristiano, ni tan poca de caballero, injuriar y ofender lus muertos.

{a) Contre l'armée marchant sous l'étendard royal. Bandera a les deux sens de banrtilrc et i'armtt.

ioS Rodomontades espaignol:

de plusieurs, et s'en voit qui n'ont faict ce iraict' à leurs ennemys, dont Dieu les en pardonne.

Après la sentence de Pizarre, on le donna de mesmes à Francisco Caravajal, l'un de ses complices et capitaines, à estre pendu, mis en quatre quartiers, et sa teste avecques celle de Pizarre, dont il dict : s c'est assez, puisque je ne peux point mourir deux fois'.n

Un soldat gascon, en Piedmont, ayant esté ainsy condemné avoir la teste coupée, comme dict Rabelais, il dict : « Testebieu ! la teste! je donne le reste pour un denier 1 «.Il dict bien un autre mot, mais il estoit trop sallaud; et pour ce je le tays, bien qu'il fust plaisant, et mesmes estant sur le poinct de la mort.

Ainsy en dict de mesmes une fois un pauvre Espaignol qu'on condemna estre pendu :

a C'est assez. Dès que je serai mort, que l'on me porte à la boucherie*, »

Un autre, ayant esté condempné par le juge d'estre pendu, il ne sceut que lui dire, sinon, d'un despit, qu'il ressembloit bien à Pilate;

[.Ce trait de charité.

i. Harto es, pues que no puedo mûrir dos veces. i. Cab de diou. lou cab. You donne lou reste per un hardyt (a).

a apparence par

l'adjonction de l'article liik).

comme notre langue en a deniers ; il m disait didili en

;t un die ces mbutrianàu .

;urs. Le ardi valait trois

m Catalogne et

ti à l'usage de pendre la viande ai

mais le juge respondit bien mieux : • Au moins ne laverai-je point mes mains pour condamner un aussi fripon que toi 1 . »

Un autre dict aussy bien, estant condemné d'avoir les deux oreilles coupées. Ainsy que le bourreau lui eust haussé les cheveux pour les voir et les luy couper, et ne les ayant point trouvées, le bourreau luy dict en colère : « Te moques-tu donc ainsi du monder' »

L'autre lui respondit : s Corbleu*! suis-je donc obligé de fournir des oreilles tous les mardis 4 ?» Pensez que c'estoit un mardy qu'on les luy a voit coupées auparavant, et que pour cela il n'en amanda ny n'en empira son marché.

Voylà comment ces marauds se gaudissent sur le poinct de la mort. Ce ne sont pas eux seulement, mais gens de plus grande estoffe et de plus saincte vie qu'eux; ainsy qu'il advint à un frais berrmdïnc* espaignol. Ainsy qu'il estoit sur les agonies de la mort, et qu'un sien compaignon le vint consoller et remonstrer qu'il n'en mourroit point ce coup, et que pour le seur il estoit prédestiné de mourir un jour prélat, il luy respondit plaisamment* :

i. A lo mènes, no lavaré mis manos, para condenar un un gran vellaco como vos.

j. Qs buriais asi de la génie:

i.ÛJldtt ;.. C'est un juron déguisé

pour ne pas dire par k eorps di Dieu. Corbitu est en France un équivalent du même genre.

Page 1