‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 3)Chapitre 106 sur 179 · Vna blanca, c'est-à-dire un liard · texte numérisé non relu

Vna blanca, c'est-à-dire un liard

$ . si cada uno de tus hermanos te dièse otro tanto, no habria principe tan rico como tu?

quel estoit laid et noir comme un beau diable, s approchant de luy, il luy dit : « Retire-toi d'ici, Satan, ne tente point ma maîtresse'. »

Un autre amoureux, contemplant en un tableau les mystères de la passion âe Nostre Seigneur, ainsy que les peintres nous les représentent, il dit : « Ce serait une bien grande faute que de comparer d'autres souffrances à celles-cy; mais néanmoins les miennes sont bien grandes". »

Geste comparaison sourde, en quelque façon que ce soit, ne se doit faire. Telle ou pire en nt un cordellier une fois, dont j'en vais faire le conte.

Ce cordellier estoit un des prescheurs et confesseurs de. la reyne Anne de Bretaigne. Je ne sçay si c'est point frère Jehan Bourgeois, fort renommé de ce temps-là, ou autre. Pour lors ladicte reyne avoit une de ses filles qui s'appelloit Bourdeille, sœur propre et aynée de feu mon père, et pour ce ma tante, fillole du roy Louys XII, dont elle portoit le nom de Louyse de Bourdeille. Il l'avoit faicte venir à la cour dès l'aage de six ans, et la faisoit quasi ordinairement manger au bas de sa table, estant petite garce, parce qu'elle avoit le bec affilé et disoit d'or, et causoit plaisamment, et luy bailloit ainsy du plaisir. Mais quand elle vint sur l'aage de unze à douze ans, la reyne la fit tirer de là et manger à l'ordinaire avecques ses compaignons.

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