Le prenez-vous ainsi
3 . Ce devait être vers Tan 1 5 1 1 , lorsque Jules II. battu k Casalecchio, entra dans la ligue de l'Espagne et ae Venise contre la France.
par là où il presumoit que le diable deust passer, fit approuver à l'assemblée que le remède estoit très-bon, et qu'il verroit tout le mystère sans danger et fortune'.
Je tiens ce conte d'un vieux gentilhomme mon voisin, qui disoit le tenir de feu M. de Bourdeille mon père, qu' estoit parent et bon amy de M. de Orignaux, et aussi bon compaignon que luy. Lesquels tous deux, et en France, et au dehors aux guerres d'Italie, en avoient faict de bonnes en leur temps, bien que mon père fust plus jeune. Car il estoit page de la reyne Anne, allant tousjours sur son premier mulet de devant sa litière, qui estoit un grand honneur de ce temps, que M. de Orignaux estoit desjà chevallier d'honneur de ladicte reyne, laquelle (sortant hors de page) le luy donna* pour le mener aux guerres de Naples.
Je sçay plusieurs bons contes de tous deux,
3ui sont subelins, et qui lèvent la paille*, ont j'en conte aucuns en mes autres livres.
Or bien ^ue ce conte soit joyeux et ridicule, il faut tousjours confesser et advouer que l'eau beniste a de très-grandes vertus et propriétés soit contre ces esprits malins, soit pour les foudres, tempestes, orages et tonnerres, pour le feu et embrasement, oref pour une innnité