Sur le champ de bataille
3. Y asi muriô armado en el campo, como lo habia siempre deseado.
4. Qu'on ne m'accuse d'avoir ainsi parlé à cété de mon sujet.
d'aucunes retraictes de guerre. 227
Et, pour retourner encor à nos retraictes, auxquelles tend nostre discours, pour en parler de celle que le feu roy François fit devant Landrecy (Landrecy ayant esté assiégé par Tempereurfortfurieusementd'unetrès-grande puissance, car il avoit dix-huit mille Espaignols des vieilles bandes, six mille Anglois, selon le concordat entre luy et le roy d'Angleterre , et treize mille chevaux, tant de ses vieilles ordonnances de Naples, des Pays-Bas et des Clèvois), le roy résolut de secourir ceux de dedans, qui avoient si bien faict que rien plus, tant à se bien défendre qu'à bien assaillir. Aussy leans y avoit -il deux bons chefs, le capitaine La Lande et M. d'Essé. Il dresse donc une armée, mais non si forte que celle de l'empereur, et vient à sa barbe avitailler et renforcer sa place ; et non sans en advertir l'empereur ; car le jour advant, assez près de Landrecy, fit tirer une volée de canon à toute son artillerie, pour faire signal à la ville qu'il n'en estoit pas loing, et leur donner courage. Et, s'approchant le lendemain, envitaille, renforce, taict ce qu'il veut; et puis se met sur sa retraicte, menant l'avant-garde. Et laissant sur la queue et l'arrière-garde M. le Dauphin son fils, qui pensant' une fois donner battaille comme il desiroit (car, il estoit de tout courageux et homme de main), Sadicte Majesté tourna bride soudain pour secourir. Mais il n'en eut grand besoing, car l'empereur, ayant desbandé Ferdinand de Gonzague, son lieutenant gene-