I. Notez qu'au début de ces Retraites^ l'auteur annonce
d'aucunes RETRAICTES de guerre. 2}7
En nos seconds troubles, après la journée de Meaux, par les huguenots au roy *, et qu'ils se furent jettes dans Sainct-Denys, le roy commanda à M. de Strozzy, maistre de camp tant seulement des dix enseignes de la garde du roy (lesquelles pourtant alors n'estoient point près sa personne, mais les avoit envoyées aux frontières de Picardie en garnison), de les aller quérir et mener dans Paris à son secours, où il estoit à demi assiégé. M. de Strozzy y alla; et d'autant que ces dix compaignies estoient la force principale du roy, et sur laquelle il s'appuyoit le plus, pour estre tous vieux soldats choysis et quasy la pluspart qui avoient commandé, ou dignes de commander, comme quasy tous ont faict despuis, M. le prince et M. Fadmiral', encor Qu'ils aymassent naturellement M. de Strozzy, détachèrent aussy tost M. de Mouy Saint-Fal avecques douze cens chevaux pour l'aller deffaire, quoy qu'il fust ; car c'estoit une dangereuse petite troupe pour eux. M. i^e Mouy ne ' faillit pas de les aller rencontrer entre Abbeville et Amyens ; et les trouvant marchans en vrais gens de guerre, serrés, résolus et entournoyés de tous costés de bons chariots oui marcho|ent tousjours en forme de barricade, ne les osa attaquer ny nullement enfoncer.
sa résolution de ne pas invoquer Thistoire ancienne. Mais il lui en coûte trop de ne pas allonger ses récits.
1 . Le 29 septembre 1 567, ils avaient cherché à enlever le Roi à Meaux, et se firent battre à Saint-Denis le 10 novembre suivant.