Ce /« se rapporte a M. de La Noue
Discours sur M. de la Noue. 273
arrivé en Lorraine, je communiquay avec lesdicts princes, pour sçavoir s'ils me vouloient gratiner de ceste obligation ; ce qu'ils m'accordèrent très - libéralement , moyennant que Sa Majesté Très-Chrestienne* le consentist, vers laquelle j'allay, et ne pus obtenir son consentement, si-non que je luy promisse de ne porter les armes sans son exprès commandement et consentement, ce que j'accorday : et tout aussy tost elle escrit à monseigneur le duc de Lorraine qu'il pouvoit respondre pour moy au roy d'Espaigne; ce qu'il fit avec ces conditions : que je luy obligerois cent mille escus sur tous mes biens pour gage de son obligation, à quoy je satisfis; après, que je luy promettois de ne porter armes contre luy et son Estât, ce que je luy promis aussi , en cas
3ue cela ne contrevinst tn ce que je devois 'obeyssance, de servitude et de fidélité à la couronne de France et au roy mon souverain seigneur. Le tout parachevé, je me despartis desdicts princes, ayant esté benignement accueilly d eux, et m^en allay à Genesve , où je choisis ma demeure pendant ceste misérable guerre. Au bout de deux mois, mon fils, que je retiray d'auprès du roy de Navarre, arriva vers moy, et l'envoyay en ostage à Nancy, où il a receu de la courtoisie tant qu'il .y a demeuré. »
Un peu avant ces paroles escrites, il' en dit d'autres qu'il faut bien escrire aussi, qui sont