‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 3)Chapitre 16 sur 179 · Et toutes prient · texte numérisé non relu

Et toutes prient

6; En Sicilia ne muerto dos salteadores, en Sardeîia très, en Napoles dos, y très en Lombardia ; de manera que, segun

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pensez qu'il estoit aussi laid qu'un beau •diable.

J'aymerois* autant un autre, lequel battoit son page ou laquais, et luy disoit : « Dis, bélître * ? combien de fois t'ai-Je défendu de publier à chaque pas ma valeur, de peur que les femmes en t'entendant ne se perdent pour moy, et que je ne fusse plus empesché à leur faire connoître la grandeur de mon courage qu'à prendre des villes et tuer des ennemis' ? » Voilà un plaisant badin.

Feu M. de Strozze et moy, ainsy qu'une fois en Italie nous interrogions un soldat espaignol qui nous vint accoster, «t luy demandions son nom, il nous dict qu'il s'appeloit don Diego Leonis, « parce qu'il avoit tué trois

buena cuenta, son diez. Pues no los escribi, mas acuerdome bien de ellos, porque tengo excelente memoria : de manera que no se habla de otra cosa que de mi virtud, de mis acciones y hazanas, que me hacen temer de los hombres y amar de las mugeres ; de manera que paseando por las calles todas tiraban mi muchacho pr la capa, y las entendia como por de tras le pedian : « Quien es este cavallero tan bravo, y dispuesto, y hermoso? Es don Juan de Mendoza? — No, respondia el muchacho, sino su hermano. » Y ellas respondian : « Mira como se ascientan bien los cabellos v la barba. quan dichosas son las que alcanzan su. amor !» Y todas rogaban mi muchacho que hallase forma como entrase en sus casas : de tal suerte que me son importunas de me rogar tanto y amar, porque para cumplir sus ruegos, descuydo mis negocios y mb guerras.

1 . Le texte porte « Veillaque ». — Les deux mots ont d'ailleurs le sens de coquin.

2. Di, vellaco! quantas veces te he yo niandado que no andes à cada paso pubiicando my valor ; porque, oyendolo las mugeres no se perdian por mi ; de suerte que mas me cuesta mostrarlas la magnincencia de mi animo, que no en tomar las ciudades, y matar enemigos.

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lyôns en Barbarie > » . Je vous asseure qu'il ne s en alla pas sans nous donner bien à rire,* non seullement pour ce coup; mais pour beaucoup de temps après.

J'aymerois autant ceiuy qui se vantoit et disoit : ce que dans les Indes il avoit cassé la jambe à un éléphant. Encore osoit-il jurer que, s'il avoit mis un peu plus de force, il auroit poussé son bras jusqu'au cœur et aux entrailles de l'elephant, et les lui aurait fait sortir par la boucne*. »

Un jeune soldat espaignol estant interrogé comme estant si jeune, il avoit desjà les moustaches de sa ieune barbe si grandes, il respondit : « Ces moustaches sont venues à la fumée du canon, et c'est par cette raison qu'elles sont si grandes et qu elles croissent si vite*. »

J'aymerois bien autant un capitaine espaignol, auquel estant demandé si sa compaignie estoit composée de vieux soldats, il dict : « que oui; qu'il avoit l'art de faire vieillir promptement les nouveaux soldats, non pas par la paye de plusieurs années, comme faisoient d'autres capitaines, mais en

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