Pizzighitone
Rodomontades espaignolles. yj
et paresseuse*. » Ainsy luy fut saulvée la vie. Il avoit raison de parler ainsy; car, comme ennemy de paix, et amy de guerre et d'ambition, il leur entretenoit tousjours leur gaigne-pain.
Et ce fut pourquoy M. le mareschal de Strozze, ayant esté un matin salué par deux cordelliers de ces mots : «c Dieu vous donne la paix'! » il leur respondit : « Et Dieu vous ôte le purgatoire'! » comme disant : « Si vous me donnez ce souhaict de malédiction à. me désirer la paix, je vous en donne un autre de mesmes, de vous oster le purgatoire. » Car l'un vit de la guerre, et l'autre vit des pratiques qui proviennent de ce qu'on donne pour les âmes du purgatoire : de façon que l'un et l'autre estoient quittes de là.
Et certes, je trouve que le capitaine Fratin avoit raison* de sauver la vie à un tel capi-
1 . Très arquebuzeros excelentisimos defensores, puestos en mira de un lugar secreto del muro, que tenian ojo si verian parecer algun Espahol en quien desarmasen los arquebuzes prestamente con tiros ciertos : y assi fué que habiendo caydo muertos subitamente muy maltratados el capitan Busto y el capitan Mercado, asestando ya el tercero diligentemente contra el marques de Pescara, y queriendo dar fuego à su arquebuz, depresto un capitan de Pavia, Ilamado el Fratin, hechando encima la mano, le quitô la mecha encendida, gritando à grandes voces : < No quiera Dios, que por nuestra crueldad. muera el mas esforzado capitan que vive, el padre de los soldados, y que nos mantiene, aunque le seamos enemigos ; mas antes le conservamos la vida, porque nosotros que vivimos ganando sueldo, no muriamos de hambre en una paz lar^ y perezosa. »