La honra de la milicia espahola
2. Philibert de Châlon, prince d'Orange, chef de Parmée espagnole.
Branthâmi, IX, 9
130 Rodomontades espaignolles.
elle leur cousta bon.) Puis ^ le siège de Mets, qui leur fut très malheureux, n'oublie le voyage de M. de Guyse, et la rompure de son desseing; et puis vient finir sur les deux battailles de Sainct- Quentin et Gravelines, qui contraindrent le roy Henry (n'en pouvant plus) à demander la paix. Il s'en faut les prises de Calais, de Guynes, de Theonville', et le champ d'Amiens, où le roy, estant en personne, présenta cent fois la battaille au roy d'Espaigne ; mais point de nouvelles ! Enfin il en conta prou, sans s'oublier, aussy, et se disant, estant lieutenant plusieurs fois de l'empereur Charles, estre vray tesmoing de leur valeur. Geste vanterie pour luy et pour ses soldats est escusable, autrement le vent espaignol n'auroit point de lieu'. Ainsy en ceste harangue il imita quasy son oncle le conquesteur de Navarre, que je viens de dire, qu'aucuns ont voulu croire avoir esté son père ; mais cela est faux, car son père fut don Garcie de Tolède, qui mourut aux Gerbes* contre les Mores, en la fleur de son aage, y ayant esté envoyé avec dom Pedro de Navarre*, lieutenant du roy Ferdinand en l'armée qu'il y envoya enM. D. X. Un soldat espaignol ayant appelle un seigneur italien en combat, l'Italien lui fit response que, d'autant qu'il n'estoit pas son