‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 3)Chapitre 72 sur 179 · Muera la vida, y la fama siempre viva · texte numérisé non relu

Muera la vida, y la fama siempre viva

4. La una, porque mas penas en vivir; y la otra, porque puedas dar razon de quien te hiriô, y tediôtalescuchilladas (a).

(d) L'une pour que tu peines plus à vivre; Tautre pour que tù puisses expliquer qui t'a blessé et taillé ainsi. Ce calcul de bête féroce était faux si son adversaire en était déjà réduit à demander qu'on l'achevât.

Rodomontades espaignolles. ijy

Comme de vray, ce fut à ce pauvre diable un grand creve-cœur de se voir ainsy vivre estropié de son ennemy, et n'en pouvoir tirer raison. La mort fust esté cent fois plus souhaictable.

Un autre voyant braver un gallant * de parolles et rodomontades, il dict seulement que : « Modère ton grand orgueil, il suffit seul pour te faire périr*. »

Un capitaine espaignol, tournant des guerres d'Italie, et en racontant merveilles de ses vaillances en une table, il y eut un certain vallet qui servant luy respondit froidement, en ostant le bonnet : « Je vous prie, monsieur, de me donner la liberté de le croire*. »

Un soldat espaignol, estant tourné en sa patrie, et se vantant en bonne compaignie qu'il avoit veu tout le Monde, il y en eut un qui, relevant ce mot, luy dict : « Il se peut faire, monsieur, que vous avez esté en cosmographie*. » L'autre luy respondit, fust à escient, ou pensant que ce fust quelque grande région ou cité : « Monsieur, nous en estions à vue, mais nous la laissâmes à main

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