‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 3)Chapitre 78 sur 179 · Aun que fuese puesta en cima de su bigote (a · texte numérisé non relu

Aun que fuese puesta en cima de su bigote (a

2. Pluguiese à Dios que fuesent oro, que no seriamos mas ricos.

(a) Les moustaches de Henri IV étaient relevées. Cependant, à la page i $ 2, on discute un autre sens.

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i$2 Ro'domonta'des espaignolles.

il prit la ville sans donner battaille *, et si leva * le siège de Paris comme il vouloit; ce qui luy fut un très-grand honneur, et tout pareil encore à celuy qu'il receut à Rouen; car le roy, sçachant qu'il venoit le desassieger, luy manda qu'il le tiendroit à ce coup pour le plus grand capitaine du monde s'il luy faisoit lever le siège sans donner à ceste fois battaille. Le prince luy manda seulement : « Dites-luy donc qu'il me commence tenir pour tel ; car je leveray le siège, et si ne donneray point battaille. » J'eusse bien mis ces parolles en espaignol, mais elles sont communes. Il fit encor ceste fois là ce qu'il voulut, ainsy que j'espère le dire au discours que je feray de luy*.

Voyià deux fortunes et deux gloires incomparables. Ceux qui veulent gloser sur la parolle dudict prince, disent qu'il entendoit par sa moustache celle qu'il portoit si grande, et si pendante de ses cheveux*, dont plusieurs de son royaume l'ont imité en cela; mais despuis il la faict couper. Car s'il eust entendu les moustaches de la barbe, il eust usé de ce mot propre espaignol qui dit : « Les moustaches de sa barbe*. »

En ces deux belles et mémorables actions, les Espaignols s'attribuent la gloire, comme

1 . Prise aisée, puisque Paris tenait pour lui et le reçut en libérateur.

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