‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 3)Chapitre 90 sur 179 · Grossesse · texte numérisé non relu

Grossesse

3. Que no estttviese avergonzada, porque todos bien sabian que de semejantes luchas siempre resultan taies caydas ; y por eso no se maravillaban si estaba avergonzada, porque en aquel caso ella era novida, y que sentia en si unos muda-

lyô Rodomontades espaignolles.

lier parla bien à elle, et à sa gloire et vanterie, et garde de son Ducellage, et à la fragilité de son sexe, duquel les dames ne doivent tant présumer n'y s'enorgueillir.

Par cas, une des compaignes de ceste dame, qui estoit encor fille, se trouvant là présente, la voulut excuser, et un peu brocaraer aussy en luy disant : « Comment est-il possible, madame, que votre grande vertu, vos efforts et votre grand courage, ne vous aient pas empêchée de recevoir une plaie qui vous cause tant de chagrin ? Plaise à Dieu qu'elle ne soit point mortelle, comme je crois qu'elle ne le sera point ; car les dames ne meurent jamais de semblables blessures*. » Surce,lecavallier

f)recedent, qui estoit présent, leva ce coup et uy dit : « Ha! mademoiselle, vous qui assurez cela, l'avez-vous donc expérimenté f — Dieu me garde, repondit-elle, d'un tel malheur!

Non, monsieur ; mais je l'ai entendu assurer à des personnes de grand crédit •. » Il ne falloit point alléguer là de personnes de grand crédit pour servir de tesmoings; car, bien que le destroit soit aussy dangereux que celuy de

mientos nunca porella sentidos; y taies que, aunque su esfuerzo, virtud y gloria fuese grande, no baslaria para resistir â las inclinaciones de la naturaleza, pues era de muger.

1 . Como es possible, senora, que su generosa virtud, esfuerzo y ânimo soberbio no os escusâron de ser herida de llaga que tantos desmayos os causa ? Plegue à Dios qt^ no sea mortal, como yo creo que no sera, porque jamas de estas heridas no muriô ninguna donzella.

2. Ha! senora, vos, que eso certificais, habeisto provado? ~ Guardeme Dios (respondit-elle) de este estrecho. No, senor ; mas helo oido certificar à personas de gran crédito.

Rodomontades espaiqnolles. 177

Gibraltar, aucunes le passent bien sans danger, et d'autres non*.

Une dame ayant perdu son serviteur qu'elle avoit faict de frais et peu gardé, car il vint à estre tué aussy tost en une guerre, et en ayant sceu les nouvelles, elle dit : « Ah! mon cher cavalier, qui m'avez connu si tard , vous me perdez trop tôt* ! »

Un autre cavallier la voyant ainsy en douleur, dit à un sien compaignon : « Le temps calme toutes choses ; et il n'y a point de douleurs si grandes qu'elles ne se dissipent avecle temps'.* »

Une dame demandant un jour le livre de la Celestine à un cavallier, il luy respondit en luy donnant bonne* : « Parbleu ! vous m'étonnez, madame. Ayant chez vous l'original, me demander la copie ^ !. » Bon celuy-là.

Les Espaignols sont fort subtils à gentiment brocarder et piquer, et appellent cela « rallier et piquer vivement* ». Ainsy que fit un

1 . La longueur de ce verbiage inutile donne à penser que Branthdmè a voulu s'étendre ici sur un de ces faits bons à divertir seulement un petit cercle d'initiés.

2, Ah ! senor caballéro, que si tan tarde me conocisteisy muy temprano me perdeis !

5. El tiempo cura las cosas, y no hay grave dolor que andando el tiempo no se disminuya.

^. En la lui donnant bonne, en lui disant cette bonne plaisanterie.

5. Por Dios, sefiora, que meespantodeVm.! Teniendoenr casa el orignal, pedir el trasiado (a) !

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