Que de veras, tan principal reyna, y tan cumplida, pare
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louer son roy et sa reyne. Je parle d'elle plus au long en;un discours que j'ai faict à part pour elle, sans passer outre.
Or, si ceste belle reyne d'Espaigne a esté louée des siens, non-seulement par ces belles, mais par un million d'autres paroles (car ils l'aymôient fort, voire quasi l'adoroient, ainsy que j'ay dict ailleurs), la reyne de Navarre, sa troisième sœur, a bien esté autant admirée et louée d'eux quand ils l'ont veue, les faisant aller à l'esgal toutes deux. Mais pourtant la puisnée passoit un peu devant l'aisnée, ainsy que l'on void quelquefois en un boscage un jeune arbrisseau, par ses belles branches, se hausser sur un autre plus vieux que luy. Mais pourtant toutes deux estoient très belles, mais par airs difFérens pourtant; car chascune avoit le sien à part, très beau et très admirable.
Il faut donc sçavoir que lorsque ceste belle reyne de Navarre alla aux bains de Spa elle passa par Namur, comme j'ay dict ailleurs, où elle fut honorablement receue par don Juan d'Austrie^ et veue en grande admiration des capitaines et soldats espaignols. De là à peu je rencontray à Paris, dans le Palais' un
da ser antes la creacion del mundo quasi escondida y cerrada en el pensamiento de Dios, hasta que fuese su divina voluntad que se juntase por santo matrimonio con el rey don Phelipe ; que siendo por sus buenos hados tan grande, tan poderoso rey, y quasi tocando el ciel con la mano de su grandeza y pujanra, era menester, y no de otro modo, que no esposase otra sino aquella, que por su gran hermdsura, su honrada magestad, y sus virtudes daras y nobles, semejaba mas divina y celestial que humana.