c'est-à-dire le duc d'Épernon
4 . Vattifaicty probablement pour attifety parure de femme, surtout ornement de tête. L'auteur veut dire, je pense, la coiffure particulière aux veuves, ou aux personnes en deuil. Madame d'Aubeterre s'habillait ainsi, dans la situation critique où cette dangereuse inimitié l'avait réduite.
Branthôme, VIII. i$
226 Livre II, Chapitre II.
qui estoit ma niepce, l'une des belles et honnestes femmes du monde. Mais pourtant l'accort fut tel, et si advantageux pour M. d'Espernon, que ledict Aubeterre le vint trouver à Angoullesme, là où ils se reconcilliarent encore mieux. Ainsin faut il qu'on recherche les grands, mais bien à propos.
Il en arriva de mesmes à M. de La Chastre^ grand capitaine certes. Il vint à estre Querellé sur certain léger subject et de gayetté de cœur par M. de Drou*, brave gentilhomme, capitaine des gardes suisses de M. d'Alançon; et l'envoya appeller un jour estant à la cour de Monsieur. M. de La Chastre qui avoit faict de longtemps toute profession d'honneur et de vaillance, ne reffusa point d'y aller. Mais, par le commandement de Monsieur, il fut arresté; ayant esté remonstré à Monsieur, par plusieurs honnestes gens et bons capitaines qu'il avoit avec luy, qu'il n'estoit pas raison au'un jeune gentilhomme, encore qu'il fust de bon lieu et d'honneur, si aisément s'allast esprouver et battre contre un tel et grand capitaine, vieux et expérimenté, et qui avoit tant faict de preuves et donné tant de tesmoignages de sa valeur, et qui pouvoit sauver tout un public en une heure.
Il arriva de mesmes à M. de Sainct Luc, brave et vaillant seigneur certes, ayant esté deffié et appelle par M. de Gauville, dont j'ay parlé cy devant, estans tous deux à Anvers au service de Monsieur, ainsin qu'il alloit résolu