Il avait vingt-cinq ans
2}4 Livre II, Chapitre II.
taigne, et M. de La Chesnaye-Lailler * du pays d'Anjou, oncle de la femme" dudict sieur de Sourdiac, de la maison de Bourg l'Evesque, que ledict sieur de Sourdiac avoit nouvellement espousée. Se doulant de quelques propos que je ne diray point, que pretendoit ledict sieur de Sourdiac de La Chesnaye avoir dict, et pour ce l'envoya appeller en ladicte isle», où estant, ledict sieur de Sourdiac luy demanda s'il avoit dict tels propos. L'autre lui respondit que sur la foy de gentilhomme et d'homme de bien, il ne les avoit jamais dicts. « Je suis donc content », replicqua le sieur de Sourdiac. — <^ Non pas moy », replicqua l'autre, « car puisque vous m'avez « donné la peine de venir icy, je me veux « battre; et que diront de nous tant de gens « assemblez d'un costé et d'autre deçà et « delà l'eau, d'estre icy venus pour parler, « et non pour se battre? Il y iroit trop « de nostre honneur : çà battons nous. » Eux s'estans donc mis en présence avec l'espée et la dague, se tirarent force coups advant se blesser; aucuns disoient que ledict sieur de
1 . Voy. Confession de Sancy, remarques sur le livre II, chap. i«'. Dans ce livre, le nom de l'adversaire de Chateauneui est La Chesnaye Lalier. L'Estoile orthographie La Chesnaye Lailer; on lit Nailler dans le premier texte imprimé du Discours sur les duels, et Laillée, puis Laillier, dans le Dictionnaire historique, etc., de Maine-et-Loire, par C. Port, au mot Chênaie (La),
2. Suzanne de Saint-Melaine, dame de Bourg-rEvéque, fille de Jean, seigneur de Bourg-I'Evêque, et de Renée d*Andigné.