‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 4)Chapitre 137 sur 157 · Voy. vol. VI, p. 98 et suiv · texte numérisé non relu

Voy. vol. VI, p. 98 et suiv

2. Mot tiré peut-être de Rabelais, qui appelle ainsi un chanoine fourré de son hermine ; on a dit peut-être avant lui, fairt du grobis, pour faire l'important.

Discours sur les Duels. 263

vouloit demander une parolle et le quereller. Il fut si estonné qu'il ne sceut que respondre, sinon de tirer et monstrer son ordre qu'il avoit caché, et dire : « Que voulez vous faire.? a Voylà qui vous garde de vous attaquer à « moy, ne le respectez vous point? » Mais l'autre n'y portant respçct ny demy, s'en mocqua, et le dauba très bien ; et pour toute revanche il dict qu'il s'en plaindroit au roy et au chapitre la première fois qu'il se tiendroit, pour avoir ainsin offancé l'ordre. J'ay cognu celuy qui fist le coup et celuy qui 1 endura: Tels et semblables gens et chevalliers ne fairoient à grand peine ce que fist M. de Guyse le dernier mort et tué à Bloys, l'année que le roy Henry Iir tourna de Pouloigne, lequel estant allé à la chasse un jour au bois de Madric*, avec toute sa cour (j'y estois), M. de Guyse avoit quelque chose à demander à M. de Bussy, qui venoit lors du siège de Lusignan *, où il avoit esté fort blessé en très vaillamment combattant selon sa coustume.

Ainsin que la chasse se faisoit, M. de Guyse prand M. de Bussy à part, sans faire rumeur ny semblant d'aucune querelle, ayant commandé à son escuyer de se retirer à part, et .ne le suivre sur la vie, et estant bien escarté

1 . Le bois de Boulogne actuel. Henri III aimait cette solitude, qu'il se proposait de modifier en perçant des allées aux carrefours desquelles il aurait fait élever à ses mignons de magnifiques tombeaux. Il aurait réservé Tun d^eux pour lui-même et projetait d'inviter la noblesse à l'imiter, pour constituer dans ce lieu, avec le temps, un cimetière unique au monde par sa richesse et son étendue.

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