Alguazil
$ . De Grillet, seigneur de Bremien.
Discours sur les Duels. 173
insolences estoient de grande conséquence, et portant un grand préjudice à sa grandeur et authorité, jusques là que la fois que feu M. de Bussy ayant querelle contre le seigneur de Sainct Fal *, et que le roy ayant commandé à ses princes et ma^reschaux et grands capitaines pour les accorder, ainsin que le roy le vit par tafenestre entrer dans le Louvre, accompaigné de plus de deux cens gentilshommes, il le trouva mauvais, disant que c'estoit trop faire le grand et du prince. Je sçay bien qu'il m'en tança, et ce qu'il m'en dict ; d'autant que parmy ceste grande troupe, il n'y avoit que messieurs de Grillon ', de Neufvye et moy qui fussent au roy, les autres estoient à M. d'Alençon et autres princes, d'autres qu'à eux mesmes. Je me suis perdu parmy ceste briefve disgression, mais elle n'est point dommageable, et possible que je l'eusse oubliée, ou ne fust venue ailleurs à propos.
Or il y a aucuns catholiques et plusieurs religieux qui non seulement ont desapprouvé les combats à outrance solennels, mais ces combats et appels à la mazza, jusques là que j'ay veu un livre faict contre nostre feu roy Henry 111% par lequel l'autheur le taxe d'avoir esté 1 introducteur premier de ces appels, et les avoir librement permis en sa cour et son royaume ; mesmes le garde des sceaux ', aux Estats, à Blois *, détesta ces duels, disant que