Filous
3 . De jaques et de manches de mailles, de gantelets, et de secrettes sur leurs têtes.
4. Hast. Armes à long manche comme les hallebardes, les piques, etc.
Branthôme,Vin. 12
lyS Livre II, Chapitre II.
bien souvant y perdoient leurs escrimes, voyre la justice. Je ne conte point la grand' despence qu'il faut faire pour entretenir ces espadassins et leur donner de bons pasts * ; mesmes qu'on aveu qu'ils se louoient comme vallets et serviteurs de bouticque, ou autres, et s'alloient présenter à ceux qu'ils sentoient avoir querelle, et vivoient de cela comme locataires à ce mestier et vrays enfans de la mathe. Combien en ay je veu de tels gens et de tels desordres et à Paris et à Milan, et aucunes villes de France, d'Espaigne et d'Italie? Et voilà pourquoy en tels combats on n'y voit point arriver tant d'abus, de desordres, supercheries, et tant d'inconveniens, comme en ces rencontres et bandes contre bandes, et de gens contre gens ramassez d'une part et d'autre ; au lieu au'en nos apels, aussitost on a diffiny • par une belle gloire son différend, ou bien l'on y meurt en belle réputation, pour avoir eu le courage et resolution d'estre entré en estaquade; et si la fortune de l'espée ne leur a ry, encore d'avoir attenté c'est beaucoup, comme dict le latin : In rébus ardais tentare satis est. Par ainsin, bien est il meilleur aussy qu'un homme ou deux meurent que plusieurs, et qu'en pensant estaindre une querelle, plusieurs s'en renaissent, et en arrivent une infinité d'escandales, comme cela s'est veu, et moy mesme.
Sur quoy se reigla en Pied mont ce sage capitaine M. le prince de Melfe, où estant arrivé, voyant les querelles ordinaires des soldats qu'ils