C'est-à-dire demander une explication
2. Guillaume de Furstemberg, dont Branthdme parle à plusieurs reprises, après lui avoir consacré une notice (II, p. 14). Il était encore bien en cour en 1 5 38, puisque cette année, à la tête de son régiment, il revint du Piémont ■avec le Roi. Sa défection se produisit pieu de temps après.
Discours sur les Duels. 267
« accompaigné de ceste e^e, il penseroit « deux fois de m'assaillir; toutefois je le tien- « drois pour fort poltron, si nous estions seuls « sans tesmoingts, s'il n'osoit exécuter ce « qu'il auroit aelibefé de faire. » Le comte luy respondict avec un visage fort estonné :
c( Sire, la meschanceté de l^ntreprise seroit « bien grande; mais la follie de la vouloir « exécuter ne seroit pas moindre. » Il faut bien peser ceste responce qui est belle. Le roy, se prenant à rire, remet Pespée au fourreau et escoutant la chasse qui estoit près de luy, la suivit. Le lendemain, le comte voyant qu il estoit descouvert, et impossible d'attaquer un si brave roy, prend congé du roy sur quelque subject, et s'en retourne en son pays. Je dirois vouluntiers sur ces deux contes avec l'Arioste :
gran bonta di principi nostri.
S'aller perdre dans les bois et forests, et là sans tesmoingts se vouloir battre, laissans leurs grandeurs aux orées'.
Le roy Henry IIP estant encore jeune, toutesfois desià fort renommé de ses victoires des batailles ae Jarnac et Montcontour, estant à Bloys, lors de l'accord du maryage de madame sa sœur et du roy de Navarre, il fust supplié par le jeune Nansay, dict Besigny, de luy faire accorder Quelque don au roy, et au conseil, qu'il lui aemandoit. Ce qu'il luy promit s'il se pouvoit, estant lors M. d'Anjou, et lieutenant du roy ; mais le conseil trouvant ne se