S'y accazarent, s'y établirent
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Discours sur les Duels. ii
braves gentilshommes donc, pour vuider leurs
Querelles (car par accord ne se pouvoit elle, 'autant qu'elle touchoit trop au baron des Guerres et à son honneur), demandarent le camp au roy Henry, lequel, par le serment qu'il avoit faictde n en donner jamais despuis celuy de feu M. delaChastaigneraye mon oncle, pour le regret extresme qu'il porta de sa mort, leur reffusa tout à plat. Us eurent leur recours à prier M. de Bouillon* pour le leur bailler à Sedan, comme estant souverain en ses terres, qui leur accorda librement' ; et au jour assigné, ne faillirent à comparoistre très bien accompagîiez de leurs parens et amis, parrains et confidans, avec toutes ces cerimonies en ce requises, très bien observées,
aue les loix anciennes des duels avoient oronné ; et, entre autres, ledict sieur de Fandilles ne voulut jamais entrer dans le camp (tant il estoit bravasche et fendant) qu'il n'eust veu un feu allumé et une potence dressée, pour y attacher et brusler son ennemy amprès sa victoire, tant esperoit il en avoir bon marché. Mais pourtant la fortune luy changea, et luy rompit son dessein, car il ne surmonta son ennemy ainsin qu'il pensoit; et, toutesfois aussy ne fust.il tant vaincu, qu'il y allast tant au sien qu'on diroit bien». Leur corps estoit couvert*; et pour armes