‹ Œuvres complètes de Pierre de BourdeillesChapitre 34 sur 372 · ACTE NOTARIAL POUR CE TESTAMENT · texte numérisé non relu

ACTE NOTARIAL POUR CE TESTAMENT

Cejourd'huy, trentiesme du mois de décembre mille six cens neuf, après midy, au chasteau de la ville de Branthome, pardevant moy notaire royal soussigné, et en présence des

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tesmoings bas nommés, a esté présent messire Pierre de Bourdeille, conseigneur de Branthome et baron de Richemond, demeurant pour le présent au chasteau de Branthome, lequel a dict et déclare, en présence de moy dict notaire soubsigné, et tesmoings bas nommés, ce présent papier et escrit cy-dessus estre son testament et dernière volonté, escrit et signé de sa propre main ; voulant yceluy estre valable et cassant tous autres, et a requis à moy notaire soubsigné, en faire et passer instrument après son décès à tous ceux qu'il appartiendra; ce que luy ay octroyé. Ledict testament est clos et fermé, et scellé du sceau dudict sieur, en présence de Laurens Splan- DiTEUR, escuyer, maistre Estienne du Chas- SAiNG, juge de Branthome, maistre Victor Richard et JeaM Givry, prestre, maistres Jean et Jacques Mathaud, practiciens, et Jean GiRY, greffier dudict Branthome, tous habitans de ladicte ville de Branthome, tesmoings cognus et appelles par le sieur testateur, qui a signé ces présentes à l'original avecques lesdicts tesmoings et moy.

LOMBRAUD, notaire royal.

Opuscules. 8$

DERNIER CODICILLE Du 5 octobre 1 6 1 3

Sçachent tous qu'il appartiendra, que comme il y a quelques années que je fis et escris de ma propre main mon testament solemnel et autentique, avecques quelques petits codicilles* de ma mesme main, dont je faisois mes héritiers et héritières compris dans lesdicts testament et codicille, et veux qu'il soit du tout entièrement tenu et exécuté : et d'autant que les exécuteurs contenus audict testament sont decedés, comme M. de Lauzun mon bon cousin, M. du Preau, gouverneur de Chastelleraud, mon grand amy, et M. Thomasson, advocat à Perigueux, mon conseil, sont morts, je me suis advisé m'instituer madame la comtesse de Durtal, ma chère niepce très-sage et très-ad visée, d'en estre executeresse, en y appellant tel sage et advisé personnage qu'elle sçaura bien choisir pour luy assister, d'autant aussy qu'elle est l'aisnée de tous ses frères et sœurs.

Et pour mieux approuver ce faict, j'ay

I. Le premier codicille est seul connu. Comme ce dernier ne porte pas de numéro d'ordre, il est difficile de dire combien ont disparu. Cependant les premières lignes du dernier codicille le donnent à penser en parlant de * quelques petits codicilles ». C'est pour la première fois également qu'il est question de Lauzun.

donné toutes mes clefs, tant grandes que petites, tant celles de Branthome que d'icy, à M. Coustancie, pour les bien garder et serrer fidellement, jusqu'à ce qu'il les ait commises fidellement entre les mains de madicte dame la comtesse ; lequel me l'a ainsy juré et promis de le faire, sans les autrement commettre en autres mains que de madicte dame, luy enchargeant sur-tout la recompense de mes serviteurs, comprise et escrite dans mon testament.

Et d'autant que le terme seroit trop long pour faire l'ouverture dudict testament solemnel, et faire trop attendre mes pauvres serviteurs et servantes pour leur vie, je veux qu'ils vivent et soient entretenus de mes biens qui me sont deus, et rentes de la Sainct-Michel, les quelles me sont deues, et vivent céans comme si j'estois en vie, jusqu'à ladicte ouverture, et qu'ils y fassent bonne chère; car, dieu mercy! je laisse force vivres, tant icy qu'à Branthome, tant de bled que de vin.

Et pour ma sépulture, il y a long-temps que je l'ay faicte bastir, et choisir ma chapelle de Richemond : et deux jours après ma mort, que mon corps soit mis dans une caisse bien proprement comme il faut, et la faire charger sur mes mulets, accompaignés d'aucuns de mes serviteurs et officiers de Sainct- Crespin, de Richemond et de Branthome, et là y faire un servrce honneste pour la sépulture, y appellant messieurs les religieux, auxquels j'ay laissé un honneste légat dans ledict testament; le tout sans pompe et solemnité.

Opuscules. 87

En ce que dessus, et qui est enclos en mondict testament et codicille, veux et entends estre suivy selon sa teneur. Et pour plus ample tesmoignage, ay prié et requis les soubsignés de signer à ma requeste au chasteaude la Tour-Blanche, le cinq octobre 1613, et outre ay prié et requis M. de Bourdeille de prendre et gouverner le tout, ainsy que par ceste-cy je luy donne pouvoir, en présence de M. Dominge, prestre, et M. Girard, médecin, et de maistre Guillaume, apotiquaire.

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