I.K CAPITAINE, Madame SAINTE- CLAIRE
•ccounnt.
SAINTE-CLAIRE
Ué bien , mesdames , avais-je tort de vous dire que
bientôt i^s arrêtant.) Un officier ! (^ A part, ) Oh !
conime il est joli!
LE CAPITAIlfE.
La séduisante petite mine !
SAIIVTE-CLAIRK.
Comme il me regarde !
LE CAPITAINE
Je suis enclianté, charmante sœur, de vous avoir rencontrée. Je suis un missionnaire chargé d'opérer lies conversions, et je m'applaudirais de «vous avoir au rang de mes prosélites,
SAINTE-CLAIRE
[A part.) Il a de lesprit. {Haut,) On aurait pu choisir un apôtre moins dangereux , et il eût été difficile d'en trouver un plus aimable.
LE CAPITAINE
Je ne cherchais pas un compliment.
Aussi , n en est-ce pas un que j'ai prétendu vous
faire.
LE CAPITAINE, vonUnt loi prendrr let nuins.
Adorable, en honneur.
SA.INTE-GLilLTRE.
Laissez-donc. Vous oubliez qu'un missionnaire ne doit parler qu'à Tesprit
LE GAPITA.r]fE.
Il ne lui est pas défendu d'intéresser le cœur. ,
SAINTE-CLAIRE
A la bonne heure ; mais le mien ne prend encoK aucun intérêt à tout ceci.
LE CAPITAINE
Quelle insensibilité !
SAINTE-CLAIRE
On est insensible, parce qu'on n'adore pas monsieur à la première vue.
LE CAPITAINE
Oh, je n'exige pas cela.
SAINTE-CLAIRE
Mais vous y comptez un peu ?
A vous dire vrai, je croyais
SAINTE-CLAIRE
N'avoir qu'à paraître pour opérer une conversion.
LE CAPITAINE
La votre ne me semble pas très-facile.
SAINTE-CLAIRE
Monsieur juge sainement
LE CAPITAINE
Mais je n'en désespère pas.
SAINTE-CLAIRE
Ce serait un désespoir un peu prémature.