‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 140 sur 417 · SCÈNE XXII. ao · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII. ao

la raison. Tavoue même ma fidblesse : quelque dessein que j*aie de gronder , quelque sujet que j'en puisse avoir, il rit, il caresse, il me fait des contes; ses saillies me désarment , et , sans le sérieux que je suis contraint d'affecter, je rirais souvent de tout mon cœur, et de ma prétendue colère et de son originalité.

LE CAPITAIICE, qui, pendant le coo|det précédait «'est betoconp contraint, éclate de riie i la fin , et descend.

Ah! ah! ah! ah!

Au prodige! au miracle! saint Martin vient de rire, ^ très-distinctement.

l'officier.

Saint Martin vient de rire (// approche.) Hé,

parbleu , c'est le capitaine et le vieux camarade. I^ plaisante éqiiipée!

LE COLONEL, à Tabbeiae.

Que lui dire à présent ? Il a tout entendu.

l'abbesse.

Pardonner, c'est le plus court.

LE CAPITAINE

Mon cher oncle, vous avez un peu compromis la dignité de votre caractère , mais je n'en abuserai pas. Faisons-nous loyalement la guerre, et supposons que je n'aie rien entendu. Voyons, donnez-vous carrière, grondez , querellez , apostrophez , et je vous réponds que vous avez tort.

LE COLONEL

Ceci est un peu fort ; à la preuve , citoyen. X. i4

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