SCENE XIX. a
arcie, c[ui vous a une mine!... Quand ce serait pour iD prélat, je n'aurais pas mieux réussi.
SAINTE-CLAIRE
Je te remercie , ma bonne amie. Je vais Tattendre I son logement.
LE GENERAL
A son logement , oii il n'est pas , et où nous ne ^mnaissons personne?
SAINTE-CLAIRE
Je l'attendrai donc ici ?
LE GÉN ÉR AL
Oui , cela vaudra mieux ; je me plais au milieu de mti camarades , moi.
GERTRCDR.
Et vous tîUerez de Foie ?
SA I NTE-CL AIRF.
Va pour l'oie.
( G«rtrade rratre aoas le hanaar . et apporte l*oie, ^tc. ) LE MARÉCHAL-DES-LOGIS, au généraL
Tai un petit vin qui a été un peu ballotté, mais ^ vous a un goût aigrelet qui fait plaisir; si j'osais, Qion général....
LE GENERAL
Comment donc, mon camarade.'^ bors le service, •I ne doit y avoir ici que des frères et des amis ? Voyons ^ petit vin.
( Il s'assied à côté da hangar, Sainte-Claire est en face de loi; réut-major et les dragons garnissent une antre table.)
LE MARKCHAL-OES-LOGIS
Allons, femme, à la cave, et donne -nous du ineilleur.
a56 LES DRAGONS EN GANTONNEBIENT.
GERTRUDE, coopaot.
Et tant que vous voudi;pz. On ne traite pas tous les jours son général , et la Femme de son colonel.
LE HARéCHAL*DES*LOGIS.
C'est un plaisir que tu n'aurais pas si In n'étais vivandière.
GERTRUDE, rentrant soat le hangar p<nir aHervbeTclier da va.
C'est bon, c'est bon.
LE MARÉCH A L-DES-LOGIS , servant.
C'est un morceau sous le pouce : nous n'avons pas de vaisselle.
SAIITTE-CLAIRE.
Eh bien , mon oncle , qu'en dites-vous ? ,
LE GIÉNÉRAL.
Excellent, en honneur.
LE M ARÉCH AL-OES-LOGIS
C'est un grand cuisinier qu'un bon appétit.
LE GEN^ÉRAL.
C'est beaucoup , j'en conviens ; mais ta femme s' surpassée.
GERTRUDE, apportant da vin , et versant.
Goûtez-moi cela , mon général.
LE GENERAL, à Sainte-Glaire.
A la santé de ton mari ; c'est boire à la tienne.
SAINTE-CLAIRE
Et à la vôtre , mon cher oncle.
LE GENERAL
C'est vrai. A. vous, enfants.