SCÈNE II
La CrroTEirirE DÉRICOURT , JUUEN ,
HELENE , qlui fort dans le coonnt de fa «cène.
JULIEN
'fout ce qui intéresse les hommes, Testime des honnêtes gens, les dons de la fortune, les &veurs de Tafmour se réunissent aujourdliui pour me faire oublier mes premiers malheurs. Votre aveu manque encore à ma félicité.'
LA CITOTEHNE DÉRICOURT.
Que dites-vous?
3c)4 L'ORPHELIN.
JULIEN
Je vous dois mon éducation , mes mœurs, et une existence qoe vous m'avez conservée. Ma reoomiaissance m'acquitterait , si on pouvait jamais s'accpiilt^r de tels bienfaits. Cependant vous pourrez y mettre le comble, ou plutôt, si vous devez rejeter mes prières, vous n'avez rien fait pour moi.
LA CITOTENlfE DÉRICOURT.
£ntends-tu, Hélène, entends-tu?
JULIEN
Vous avez une fille à laquelle je ne pouvais pas prétendre, et que je ne devais point aimer. Une fièvre ardente me consumait, et je n'en connaissab pas le remède ; j'étais tout à Adèle, et je ne soupçonnais pas le danger. Adèle, élevée avec moi , habituée à me voir, à inspirer et ^ sentir cette douce confiance qui surprend les âmes, Adèle m'aimait , et elle ignorait encore qu'elle eût un cœur.
LA CITOYENNE DÉRICOURT, à part.
Quelle horrible confidence !
JULIEN
Un homme sensible connaît notre situation , et il porte nos vœux aux pieds de votre époux. Déricourt n'a pas dédaigné un homme qui n'a pour lui que l'active amitié de ses protecteurs > il m'a acc^ueilli; il a regardé sa fille, elle a rougi, et il m'a nommé son gendre.
LA CITOYENNE DERICOURT^ tombant (Uns on faatenil.
Ah ! malheureuse ! voilà le dernier coup.