‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 156 sur 340 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Le marquis, Madame de UMEUIL.

madame de limeuil.

Serait-il vrai, monsieur....

LE MARQUIS

Permettez , je vous prie ,' Qu'on parle à votre époux. Cela vous contrarie Jusques à certain point; mais j'y suis obligé. Il faut, si je me tais, cpie mon bien engagé Vous tire d'embarras, et la raison m'arrête :

i86 LA JOUEUSE.

Pour l'exigep, d'ailleqrs, vons êtes trop hoQtiéte.

HADA.HE DR LIHXDIL.

Vous parles de raiaoo et d'honnêteté ?... Vous !

LE MARQUIS

On a des soitimens

MADAME DE LIMEUIL

Vous les méprisez tous, Et votre cœur dément ce que dit votre bouche. Des plus simples vertuS' le détracteur ^rouche Croit-il en imposer à ma simplicité?

Non, mes yeux sont ouverts, et la crédulité Qui m*a précipitée au fond de cet abîme, Vous a seule livré votre triste victime. Oui....

LE MARQUIS

L'on n'arrange rien en tenant des propos.

madame' DE LIHEOIL.

Monsieur, point (Tironie , et laissons-là les mots. Rappelons le passé, jugez votre conduite. Et de vos procédés voyez quelle'est la suite. De ma tranquillité votre cœur fut jaloux; Vous m'avez dégradée aux yeux, de mon époux ; Aux plus saints des sennens vous me rendez parjure, Injuste envers les miens , et sourde à la nature. Mon époux, mes enfans s'élèvent contre moi , Et si jusqnes ici j'ai respecté ma foi, Si je respire encore en perdant mon estime, C'est que ea c«ur navré n'est pas feit pour Je «TÏme; Qu'il sait en repowsscF ta honte et la noirceur; Que vos eiforts sont vains, et que votre fnreur

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