‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 158 sur 340 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

( Sortant. )

Poursuivons cependant.

MADAME DE LIMEUIL

Avant que d'éclater , Accordez un moment à mes vives alarmes. Sais-je ce que je dis? jugez-en par mes larmes.... Je ne rougirai pas d'embrasser vos genoux. Voulez-vous immoler mon malheureux époux? Ah ! ce n'est pas pour moi que je demande grâce. Je saurai supporter ma honte et pia disgrâce ; Mais que vous a-t-il fait pour lui donner la mort ? Quel est son crime enfin?... J'ai .des enfans, Montfort... Du bien de l'orphelin l'honnête homme est avare. L'amour n'est-il en Vous qu'un sentiment barbare? Êtes- vous un tyran, sans honneur, sans pitié, Sacrifiant l'objet qu'il a déifié?

Non, vous ne pourrez pas, si vous aimez la mère, Frapper du même coup les enfans et le père. Leur sort est dans vos mains , vous les ménagerez ; Je suis seule coupable, et vous m'épargnerez.

LE M ARQUIS, à part.

La voix de la vertu se fait enfin entendre.

Mais , Valville parait; que lui vient-il apprendre?

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