‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 160 sur 340 · A€TE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

A€TE III, SCÈNE V

Le marquis.

Et je Tai gagnée en .galant homme.

YALVIl^LE.

Cela peut être vrai ; mais^ sans rien déguiser , Prenez garde, monsieur, qu'on pourrait supposer A cet énorme gain quelque raison secrète.

X£ MARQUIS

Vous prétendez^ monsieur. «...

VAXVILLS.

La prudence m'arrête.

Je ne juge jamais sans de fortes raisons. Je dirai seulement qu'il est des liaisons Dont les dangers sont clairs , qui n'honorent perscmne, Et dont l'issue enfin ne saurait être bonne. L'honnête hommç, monsieftir , peut jouer quelq^uefois; Mais il sait se régler. Il respecte à la fois De ses concitoyens l'honneur et la fortune ; Loin de les égarer^ il plaint leur î<ifoitune; Il n'abuse jamais d'un moment de ^nalhéur , Ou pour le réparer il consulte son cœur* C'est à ces traits , monsieur , qu'on peut le reconnaître , Et qui pense autrement, à mes yeux n'est qu'un traître Que l'on doit dénoncer à la société , Comme ennemi des mœurs et de la probité.

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