‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 172 sur 340 · ACTE I, SCENE I. vto · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I. vto

veau maître , a les goûts dti marquis de Verville ^ je ne tarderai pas à en tirer parti , et à le rendre la cheville ouvrière de nos projets. Commençons par former une ligue offensive et défensive envers et contre tous. Tu pallieras mes fautes , je couvrirai tes sottises; tu me recommanderas à mon maître^ je ferai valoir ton zèle auprès de ta maîtresse, et nous serons bien maladroits , si , dans deux ou trois ans , nous ne sommes pas en état de quitter honorablement le service.

LOtJISÔJV.

Voilà de grands desseins, mon ami.

PICARD

Veux-tu te prêter à leur exécution ?

Louisoir.

Volontiers , à condition toutefois que tu n'entreprendras rien sans me consulter.

Tope. Touche là, ma chère Louison, et qu'un baiser soit le sceau de notre petit traité.

LOUISON

Doucement , monsieur Picard : vous n'avez pas em core fait fortune.

PICARD

À la bonne heure ; mais ne perdons pas de tanps. Voyons, dépeins -moi ks individus qui régnent sur nous par le droit du plus riche.

LOUISON

D'abord, la comtesse d'Elmont, veuve intéressante, et jeune encore, idolâbre son fils unique, le jeune

tio8 L'ORPHELINE.

comte d'Elmoiit, doirt tu a$ enfin l'honneur d'être

le yaÏH de chambre.

P1CAHI>.

Elle l'idolâtre? Bon. Elle tonraira à ses prodigalités.

> Pas du touL Elle l'aime seoaément.

Son genre de vie? .

Exemplaire dans toute la force du mot«

PlCikllD.

Diable! Ses liaisons?

LOUISOK.

Elle les borne à la société, de la pirésidente de Tourville, dont la campagne est à une lieue de ce château.

PIGAUD.

Ce n'est pas là ce que je te demande. N'a-t-elle pas quelqu'un qui,,., que...* que. diable, tu m'entends, un homme dont.... un bon «mi, enfin?

LOUIS QN

. Depuis quatorze ans l'amitié la plus étroite Tunit au comte de Valbourg. .-. ,,... ,. m

PICARD

Ah! }e commence à voir clair.

Tu te trompes , mon cher Piqard* Le comte de Valbourg est un seigneur généralement respecté, et, malgré l'amitié qui règne entre lui. et nia mattreise, leur ^réputation est demeurée intacte D'ailleurs-^ on

Page 1