ACTE II, SCÈNE XL 35i
MâiDAME DE FORFANVILLE.
Paix, VOUS dis-je.
FORFAWVILLE , àpart.
Je suis enferré , il faut filer doux.
MADAME DE.FORFANVILLE, Hsant.
Je 'VOUS adore, charmante Kersalec. Céladon suranné ! Conservez-vous pour moi. Que veut dire
ceci? Que votre oncle ignore une flamme Il en
punira l'insolence. Qui sera bientôt couronnée. Nous verrons cela , par exemple. Ma femme ne peut aller loin. Je me porte mieux que vous. Son asthme V emportera bientôt. Qu'est-ce à dire , mon asthme ?
Vous êtes un imposteur. J'ai des vapeurs, monsieur, et point d'asthme. J'ai des oppressions , des gonflemens de poitrine , que me causent vos procédés , vos perfidies , et je n'ai point d'asthme , entendez-vous , monsieur , je n'ai point d'asthme.
FORFANVILLE.
Ma femme
MADAME DE FORFANVILLE.
Ah! vous VOUS livrez aux douceurs d'un veuvage anticipe , et vous calomniez mon tempérament ! J ai un asthme !
FORFANVILLE.
Ma petite femme
MADAME DE FORFANVILLE.
Retirez-vous , monsieur. -Me faire passer pour une femme valétudinaire !
FORFANVILLE.
Faisons Ja paix^ mon cœur. *
35a LE MARCHAND PROVENÇAL.
MADAME DE FORPAMVILLE.
Je pourrais oublier un moment de faiblesse ou d'erreur ; mais un asthme ! Voilà de ces choses qui ne se pardonnent pas.
FORFAHVILLE.
Hé bien, je l'ai cru ; je me suis trompé.
MADAME DE FORFAITVILLE.
I^aîssez-moi , laissez-moi ; je ne veux ni vous voir ni vous entendre. Je me vengerai , soyez-en certain , et je vais méditer ma vengeance. Sortez, monsieur, sortez.
FORFANVILLE.
J'ai l'honneur de vous représenter, ma femme, que la clémence..,.
MADAME DE FORFAKVILLE.
Faut-il que je répèle, monsieur?
FORFANVILLE.
Je vous supplie...,
MADAME DE FORFAKVILLE,
Silence , et retirez-vous.
FORFAKVILLE.
Oh! la maudite femme! la maudite femme!