‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 259 sur 340 · ACTE II, SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XIII

Maavais mari , dépositaire infidèle , vous ne méritez aucun ménagement, monsieur de ForfanviHe Cependant , si je parie , j'expose les jours d'un volage pour qui l'amour me parle encore. J'adopte un projet plus sûr , moins dangereux ; qui désolera mon perfide , et punira en même temps la beauté facile qui m'a ravi son cœur. Je marierai la petite à son amant bourgeois. Mon traître sentira à son tour les douleurs d'une passion ttialheureuse , et la tendre Kersalec dérogera. Elle dérogera ! Quelle vengeance ! Oui , mademoiselle , vous dérogerez. Si l'on résiste , j offre uiie donation de tous mes biens. Si monsieur de ForfanviHe ose élever la voix, sa lettre à la main , je le soumets , je le subjugue , et il ne lui restera que le regret de m'avoîr outragée , et l'impuissance de me contredire..

Page 1