‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 287 sur 340 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BAZILE , apercevant Cuotlae.

Ah ben ! c'est bon , ça. J'avions beau vous chercher et vous attendre. (^ Charles.) Est-ce qu'elle a entendu ?■..

4io CHARLES ET CAROLINE.

Ah! si j'osais....

BAZILE

Tiens , Charles, les sbsens avont toujours tort; mais juge des autres par toi-même. Si ta Cécile, dans queuques années , se brouillait avec toi ; qu'a vint par après te demander pardon , est - ce que tu la rebuterais, réponds? Est-ce que t'en aurais t'courage ? Hé ben ! mon ami , je descendons tous du bon père Adam , je sommes tous pétris du même limoD. Ton père n'sera pas plus dur que tu n'serais toi-même en pareil cas.

CAROLINE

Ah ! mon ami , je crois qu'il a raison .

BAZILE

Et Caroline , pourquoi qu'a n'y va pas aussi ? La jeunesse plaît toujours , et , tenez , quand on est jolie et qu'on sait tourner un compliment , on n'est pas en peine de s'tirer d'affaire.

CAKOLIME.

Si je pouvais pénétrer jusqu'à lui....

BAZILE

C'est ben aisé.

S'il pouvait m'entendre....

' BAZILE

Faudra ben qu'i vous écoute. 3'irons devant, et je

vous annoncerons.

Quoi, fiazik!.

ARLES

4i2 CHARLES ET i:AROLlNE.

tendrez péroriser d' Taiitichanibi'e. Oh ! c^est que je sommes ferme, quand i' s'agit d' la raison eî; d' nos amis, hé, hé!

CABOLINE.

Bazile, vous espérez donc...

BAZILE

Gemment , si j'espère ? Aile est bonne là avec son espérance. Vous autres gens éduqués, vous ne connaissez qu* des simagrées et des façons , et nous , j'allons droit au fait. J' le saluerons d'abord , car à tout seigneur tout honneur ; j'ajouterpns , j'ajouterons.... Mais j'étudierons ça en route , car i' faut faire un discours négaloguc à la circonstance.

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