CHAPITRE VII, SECTION I. 3«I
tendu parler de bourses de cent louis d^or; la dignité de la personne du légataire, Tami tié que le testateur lui portoit, entrent aussi en considération ; enfin, les sommes quHl a léguées à d'autres peuvent servir aussi à découvrir la volonté du testateur ; car si , par le même testament , il a fait des legs à d^auties de ses filleuls de même état , d'une somme de 2,4oo livres, de 2,5oo livres, etc., on pourra en conclure que la bourse de cent pièces dont il a entendu parler, est une bourse décent louis dor; 1. 5o, §. fin, ff. de leg. i .
Un autre exemple : J'ai légué à quelqu'un la terre des Granges ou des Mazures , à son choix; j'avois réuni à celle des Granges plusieurs autres terres; dans l'incertitude si c'est la terre entière des Granges, ou l'ancien domaine de cette terre que j'ai voulu léguer, la conformité de la valeur de l'ancien domaine des Granges, avec la terre des Mazures, dont j'ai donné le choix au légataire, est une circonstance qui sert à décider que je n'ai entendu parler que de l'ancien domaine; 1. i^ ff. de reb. dub.
Ce que le testateur a exprimé du motif de^on legs, peut aussi entier en considération pour juger du sens de la disposition, lorsqu'il est ambigu; 1. 4^9 ^f* ^^ leg. 3°.
Mais quand il est d'ailleurs clair, on ne doit point s'attacher à ce qu'a pu dire le testateur sur le motif de son legs; 1. 4 9 ff- d,^ alim. leg.