XX INTRODUCTION
gnage le plus décisif est celui relevé par M. Paul Mesnard au tome II de la Correspondance générale de M'"' de Mainlenon, éditée par M. Lavallée. M. Lavallée a eu entre les mains l'exemplaire des Lcllrcs de M'"^ de Mainlenon, publiées par La Beaumelle, qui a appartenu à Louis Racine et sur lequel celui-ci a écrit quelques remarques. Dans la Note prcliminaire que M. Lavallée a mise en tête de l'épitre dont il s"agit, il dit : « Louis Racine écrit à la niarge de son exemplaire des lettres publiées par La Beaumelle : Celle letlre a été faite par mon père. »
HARANGUE PRONONCÉE PAR l'aBBÉ COLBERT.
Ce discours figure parmi les ouvrages attribués à Jean Racine dans TAppcndice aux Mémoires de Louis Racine sur la vie do son père, pages 81-89. Louis Racine avait déjà dit au courant de ces mémoires : « Suivant quelques personnes éclairées, [J. Racine étoitj né autant orateur que poëte. Ces personnes en jugent par les deux discours académiques dont je parlerai tantôt, et par une harangue au roi dont elles disent qu'il fut l'auteur : elle fut prononcée par une autre bouche que la sienne en 1685, et se trouve dans les Mémoires du clergé. 1)
L'édition originale de ce discours existe sous ce titre : « Harangue faite au roi à Versailles le vingt et un juillet MDCLXXXV, par MS'" l'illustrissime et révérendissime Jacques-Nicolas Colbert, archevêque et primat de Carthage, coadjuteur de l'archevêché de Rouen. Assisté de MM?" les archevêques, évoques et autres députés de l'assemblée générale tenue à Saint-Germain-en-Laye, en ladite année 1685. En prenant congé de Sa Majesté. A Paris, de l'imprimerie de Frédéric-Léonard, imprimeur ordinaire du roi... 1685, » m-h" de dix pages.
INTRODUCTION. xxi
Rùimpriméc, en 1690, dans le Procis-verbal de l'assemblée générale du clergé de France tenue à Sainl-Germain-en-Laye, en 1685, in-folio, elle y est précédée de la note suivante : « Du même jour de relevée (samedi 21 juillet), l'assemblée s'étant rendue à Versailles dans la salle des ambassadeurs qui avoit été préparée pour la recevoir, et messieurs les agents l'ayant avertie (juo le roi était prêt à lui donner audience, M. le marquis de Seignelay, secrétaire d'État, est venu la prendre, avec le marquis de Blainville, grand-maitre des cérémonies : on est allé à la chambre du roi; les gardes étoient en liayc sous les armes, et les officiers à leur tète. Les deux battants de porte ouverts, et toutes choses disposées en la manière ordinaire, M. le coadjuteur de Rouen a porté la parole et a dit. »
M. Mcsnard fait remarquer avec raison qu'on a commis une erreur en disant que ce discours avait pour objet de remercier Louis XIV de Tédit de révocation de ledit de Nantes, puisque ce discours est du 21 juillet, et l'édit de révocation du 22 octobre.
CRITIQUE DE l'ÉPITRE DÉDICATOIRE DE CHARLES PERRAULT.
Ce morceau a été publié pour la première fois en 1738, par l'abbé d'Olivet à la suite de ses Remarques de grammaire sur Racine. L'abbé d'Olivet raconte qu'au moment où l'Académic française était sur le point de mettre au jour son dictionnaire, en 1C94, elle chargea Charles Perrault d'en préparer l'épître dédicatoire : « Tout pronicttoit un chef-d'œuvre, ajoute-t-il, la noblesse du sujet, la brièveté de l'ouvrage, le grand loisir de l'auteur, sa longue expérience dans l'art d'écrire, les grands motifs qui dévoient l'animer, ayant à ré-