‹ Œuvres complètes de Racine (volume 2)Chapitre 110 sur 154 · Iliade, liv. II, vers · texte numérisé non relu

Iliade, liv. II, vers

362 LE BANQL'ET DE l'LATON.

une assez plaisaiile a\eii(iire. Un esclave d'Agallion nir mena sur-le-champ dans la salle où éloil la compagnie, (pii l'ioii déjà à lable, et qui altendoit que l'on servît. Agatlion s'écria en me voyant :

» 0 Aiistodème, soyez le bienvenus! vous venez pour « souper! Que si c'est pour affaires, je vous prie, remet- (( tons les affaires à un autre jour. Je vous cherchai hier " partout pour vous prier d'être des nôtres. Mais que fait (i Socrate'? »

(( Alors je me retournai, croyant ccriainement ((ue Socrale me suixoit. Je fus bien surpris de ne voir personne. Je dis que j'étois venu avec lui, et qu'il ni'avoil même invité.

« Vous avez bien fait de venir, reprit Agatlion; mais (I où est-il?

« Il marchoit sur mes pas, lui répondis-je, el je ne « conçois point ce qu'il peut être devenu.

Il Petit garçon, dit Agathon, courez vite voir où esl « Socrate; dites-lui ipie nous l'attendons. Kt vous, Aris- « todèmc, placez-vous à côté d'Lryximaque. »

« Un esclave eut ordre de me laver les pieds; et cependant celui qui éloit sorti revint aiuioncer qu'il avoil trouvé Socrate sur la ])orte de la maison voisine, mais qu'il n'avoit point xonlii vi>nir, (pielque chose qu'on lui eût pu dire.

c( Nous nie dites là une chose étrange, dit \gathoii. « Retournez, et ne le (juittez point rpi'il ne soit entré.

« Non, non, dis-je alors, ne le dt'tournez point: il lui H arrive assez souvent de s'arrêter ainsi, (>n quelque endroit « qu'il se trouve. Vous le verrez bientôt, si je ne me « trompe : il n'y a qu'à h; laisser faire.

i( Puisque c'est là \olre avis, dit Agatlion, je m'\

Page 1