CONTENANT
LE PnÉCIS DES ÉVÉNEMENTS QUI ONT SIIV[ JISQc'a LA DESTRIC- TION DE CETTE ABBAÏE EN 1710'.
Au mois de juillet 1665, les religieuses qui avaient été enlevées de la maison de Paris en août et novembre précédents, sont amenées à Port-Royal des champs. On renferme avec elles, dans le même monastère, celles de la maison de Paris qui avaient refusé de signer. Au moyen de cette réunion, les religieuses se trouvent au nombre de soi.vante et onze religieuses de chœur et dix-sept converses. A l'exil succède alors la captivité la plus dure. L'exempt Saint-Laurent, à la tête de quatre gardes, s'empare des clefs, même de celles de la clôture, et s'établit en garnison dans le couvent. On interdit aux religieuses toute com-
1. Ci: supplément est tiré de l'éilition do La Harpe; il est l'ouvrage des éditeurs : nnis il est ici augmenté de cinq lettres de Racine à sa tante, abbesse de l'ort-Koval des champs, et du Mémoire qu'il fit pour cette maison, et qui fut présenté à l'archevêque de Paris.
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miiiiication avec leurs parents et leurs amis, même par écrit; il est défendu aux ouvriers et aux domestiques de remettre des lettres, sous peine d'être jugés prévôtalement à Saint-Germain, et pendus dans les vingt-quatre heures.
A ce premier genre de persécutions l'autorité ecclésiastique joint aussi les siennes. Les sacrements sont refusés même aux mourantes. Après la mort, elles sont privées des prières et des bénédictions de l'Église. On défend aux religieuses de psalmodier, de sonner leurs offices, de former chœur, etc., sous peine d'excommunication. ChamiJlard établit dans la maison, sous le titre de confesseur et de chapelain, un nommé Du Sauget, qui s'applique à liarceler la patience des religieuses, et à les tourmenter par des contrariétés dans tous leurs exercices de piété.
Vainement voudraient-elles invoquer les tribunaux, et y faire parvenir leur réclamations. Un arrêt du conseil, du 12 février 1666, défend à tous juges de connaître de leur cause. Il leur est signifié par un huissier qui a ordre de ne recevoir aucune réponse.
Tant de violence et d'injustice porte ces malheureuses filles au dernier degré d'exaltation. Opprimées par l'autorité, persécutées par leur archevêque, repoussées par tous les tribunaux, elles espèrent que le ciel va prendre leur défense- Le 31 juillet 1666, elles rédigent un appel au tribunal de Jésus-Christ. A cette époque il meurt une d'entre elles, qui doit être enterrée, comme toutes les réfractaires, sans messe, sans chant, sans prière, sans assistance de prêtres. On porte ce corps au chapitre. Là, les religieuses signent toutes une procuration' à la défunte, pour relever au tribunal de Jésus-Christ l'appel qu'elles y ont porté, et elles l'ensevelissent après lui avoir placé ce papier entre les mains*.
Tandis que ces choses se passaient à Port-Royal des champs,
1. Cette étrange pièce existe en manuscrit i la bibliotlièque nationale. La défunte y est chargée de dire à Jésus-Christ, de la part de toutes les captives : Il Seigneur, il est temps que vous agissiez, car ils ont dissipé votre loi. Uepoussces par tous les juges de la terre, nous avons appelé au souverain juiie, et jusqu'ici il a demeure dans le silence. 11 semble qu'il méprise nos prières. Nous craignons qu'à la fin le monde ne dise, en insultant à nos malheurs : Où est donc leur Dieu? n
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rarcliovOquc de Paris avait fait élire une abbesse, dans la maison de Paris, par neuf ou dix religieuses qui y étaient restées. Cette élection, ;\ laquelle il avait présidé lui-même, s'était faite le 16 novembre 1GG3, et le choix était tombé sur la sœur Marie- Dorothée Perdreau. Cette sœur eut, trois ans après, le même titre par nomination royale, le roi ayant déclaré, par lettres patentes du mois de mai 16G8, qu'il voulait rentrer dans le droit de nomination à l'abbaye de Port-Royal.
Cependant la paix de l'Église se négocie, et, malgré la vive opposition des jésuites, les religieuses de Port-lioyal y sont comprises. En conséquence de l'arrêt du conseil du 23 octobre 1668, rendu sur le bref de Clément I\ du 28 septembre précédent, les querelles du Formulaire sont assoupies par la signature d'une adhésion pure et simple à la constitution, sans aucune mention, soit explicative, soit restrictive, du fait de Jansénius. Le 3 décembre, les religieuses donnent à l'archevêque une nouvelle déclaration conforme il celle dont Sa Sainteté s'était trouvée satisfaite, et qui est telle qu'elles l'avaient toujours offerte. Sur cette déclaration, l'archevêque rend son ordonnance le 17 février 16()i); il reconnaît la pureté de leurs sentiments et la sincérité de leur soumission, les restitue ù, la participation des sacrements, et les déclare capables de former corps de communauté avec plein exercice de voix active et passive.
Trois mois après, un arrêt du conseil sépare les deux maisons en deux abbayes totalement indépendantes l'une de l'autre : la première sous le titre de Port-Royal de Paris, à nomination royale; la seconde sous celui de Port-Royal des champs, élective et triennale. Par suite de cette séparation des deux abbayes, on partage les biens. Le partage se fait dans les conditions qu'on verra ci-après exposées par Racine en son Mémoire. Ces opérations sont confirmées par une bulle de Clément X, du 23 septembre 1671, fulminée par l'archevêque le 20 avril 1672, et sur laquelle sont données des lettres patentes enregistrées au grand conseil le 2'J décembre 1672.
Malgré ces désavantages, la maison de Port-Royal des champs, (|ui n'avait besoin que de calme, refleurit bientôt avec plus d'éclat que jamais. Une foule de personnes pieuses, distinguées par le mérite et la naissance, viennent y prendre retraite. Ses
ennemis sont contenus par la puissante protection de la duchesse de Longueville ; Anne-Geneviève de Bourbon, sœur du grand Condé), qui s'était fait bâtir un château près du monastère.
Mais le 15 avril 1679, la mort de cette princesse enlève aux religieuses leur premier appui. Ln mois après cet événement, Harlay de Chanvallon, archevêque de Paris, qui avait succédé à Péréfixe en 1 67 1 , se transporte à Port-Royal des champs, en fait sortir les pensionnaires et les personnes qui s'y étaient retirées, et signifie aux religieuses une défense verbale de recevoir des novices jusqu'à ce que la communauté, qui était alors composée de soixante et treize religieuses, fût réduite, par les décès, au nombre de cinquante, prétextant que la volonté du roi était de réduire à ce nombre toutes les communautés du royaume. Mais quand les religieuses se trouvèrent par la suite réduites à ce nombre, et qu'elles demandèrent à l'archevêque de leur rendre la permission de recevoir des novices, on prétendit que les sœurs converses étaient aussi comprises dans le nombre de cinquante ; et la permission leur fut refusée.
Cependant Harlay de Chanvallon meurt en 1695, et madame de Maintenon lui fait nommer pour successeur Louis-Antoine de Noailles, évêque de Chàlons, qui depuis fut cardinal.
Racine, dévoué à Port-Royal des champs, met tous ses soins à obtenir pour les religieuses la protection du nouvel archevêque, en reçoit de lui les assurances les plus marquées, et dont il fait part à la mère Agnès de Sainte-Thècle Racine, sa tante, abbesse de cette maison, par la lettre suivante, en date du 30 août 1095 :
« J'ai eu l'honneur de voir, ma très-chère tante, M. l'archevêque de Paris, de l'assurer de vos très-humbles respects et de ceux de votre maison. Je lui ai dit même toutes les actions de grâces que vous aviez rendues à Dieu, pour avoir donné à son Église un prélat selon sou cœur. 11 a reçu tout cela avec une bonté extraordinaire. Il m'a chargé d'assurer votre maison qu'il l'estimoit très-particulièrement, me répétant plusieurs fois qu'il espéroit vous en donner des marques dans tout ce qui dépendroit de lui. Ensuite je lui ai rendu compte de toutes les démarches que vous aviez faites auprès de son prédécesseur pour obtenir de lui un supérieur. Je ne lui ai rien caché
de tous les entretiens que j'uvois eus av<'(; lui sur ce sujet, et du dessein que vous aviez eu enfin de lui demander M. le curé de Saint-Séverin : il me dit que le choix étoit très-bon, et que c'étoit un très-vertueux ecclésiastique. Je lui ai demandé là-dessus son conseil sur la conduite que vous aviez à tenir en cette occasion, et lui ai dit que, comme vous aviez une extrême confiance en sa justice et en sa bonté, vous pensiez ne devoir rien faire sans son avis; que d'ailleurs n'étant pas tout à fait pressées d'avoir un supérieur, vous aimeriez bien autant attendre qu'il eût ses bulles, s'il le jugeoit à propos, alin de vous adresser à lui-même. 11 m'a répondu en souriant ((u'il croyoit que vous feriez bien de ne vous point presser, et de demeurer comme vous étiez, en attendant qu'il put lui-même suppléer aux besoins de votre maison. Je lui témoignai l'appréhension où vous étiez que des personnes séculières ne prissent ce temps-ci pour obtenir des permissions d'entrer chez vous. Il loua extrêmement votre sagesse dans cette occasion, et m'assura qu'il seconderoit de tout son pouvoir votre zèle pour la régularité, laquelle ne s'accordoit pas avec ces sortes de visites. Je lui demandai s'il ne trouvoit pas bon, au cas qu'on importunât MM. les grandsvicaires pour de semblables permissions, que vous vous servissiez de son nom, et que vous fissiez entendre à ces messieurs que ce n'étoit point son intention qu'on en donnât à personne. U répondit qu'il vouloit très-bien que vous fissiez connoître ses sentiments là-dessus, si vous jugiez qu'il en fût besoin. Je lui dis enfin que vous aviez dessein de lui envoyer M. Eustace, votre confesseur. Il rac dit que cela étoit inutile; qu'il étoit persuadé de tout ce que je lui avois dit de votre part; il ajouta encore une fois, en me quitt;int, que voire maison serait contente de lui. Je crois en effet, ma très-chère tante, que vous avez tout lieu d'être en repos. Je sais même, par des personnes qui connoissent à fond ses sentiments, qu'il est trè.s-résolu de vous rendre justice; mais ces personnes vous conseillent de le laisser faire, et de ne point témoigner au public une joie et un empressement qui ne servi roient qu'à le mettre hors d'état d'exécuter ses bonnes inttMitious. Je sais qu'il n'est pas besoin de vous donner de tels avis, et qu'on peut s'en reposer sur votre extrême modération. Mais on craint avec raison l'indiscrète joie de quelques-
uns de vos amis ou de vos amies, à qui on ne peut trop recommander de garder un profond silence sur toutes vos affaires. »
La mère Racine était abbesse élective et triennale de Port-Rojal des champs, depuis six ans, au mois de février 1696. Son temps étant terminé à cette époque, elle fut continuée; mais comme il fallait alors, dans l'absence d'un supérieur, quelqu'un de la part de l'archevêque de Paris, pour présider cette élection, on désira que ce fût M. Roynette, l'un de ses grandsvicaires. Racine se chargea d'en parler à l'archevêque, qui agréa aussitôt la proposition. Ensuite il vit M. Roynette, le 30 janvier de cette année 1696, et écrivit aussitôt à l'abbesse sa tante le résultat de cet entretien.
« Je sors, dit-il, de chez M. Roynette, avec qui j'ai été près de deux heures. C'est une de mes plus anciennes connoissances, que j'ai vu dès ma jeunesse chez M. du Gué de Bagnols. 11 m'a parlé avec un grand sentiment d'estime et de vénération de votre maison, et pour toutes les personnes dont la mémoire y est chère. J'ai tout lieu de croire que vous serez aussi satisfaite de lui qu'il espère être édifié de toute la communauté'. »
Ce grand-vicaire se rendit, le U février suivant, à Port-Royal. On procéda à l'élection où la mère Racine fut nommée pour un troisième triennal. Elle écrivit ensuite à son neveu que toute la communauté et elle avaient été si édifiées et si satisfaites de M. Roynette, qu'après tout le bien qu'on leur en avait dit, elles ne croyaient pas pouvoir faire un meilleur choix pour remplacer leur supérieur ; qu'elles le priaient de s'employer auprès de l'archevêque qu'elles n'osaient importuner d'une lettre pour l'obtenir.
Le mercredi 15 février. Racine fit la réponse suivante :
« J'ai eu riionneur de voir M. l'archevêque, samedi dernier, tout au soir. Il me parut très-content de ce qui s'étoit passé à l'élection, et des témoignages avantageux que M. le grand-vicaire lui a rendus de la maison. U me demanda si l'on étoit aussi con-
i. Doni Clémencet, qui mentionne cette lettre dans Vllisloire générale de l'orl-lUiyal (t. VII, p. 320), ne fait que la résumer et ne donne comme textuelles que les quatre dernières lignes, depuis le mot 2iarlé jusqu'à la lin.
DE l'OKT-UOVAL. 163
tent de M. le grand-vicuiro (in'il l'otoit de vous. Je lui fis ri^ponse qu'on ne pouvoit pas être plus édilié de lui qu'on l'avoit été; et je le priai même de lire la lettre (|ue vous m'aviez écrite là-dessus, par où il connoitroit mieux vos sentiments que par tout ce que je ponrrois lui dire; ([u'en un mot toute la maison le demandoit pour supérieur. M. rarchevè(|ue me dit qu'il liroit votre lettre, et qu'il y feroit ses réflexions; il ne voulut pas dire positivement qu'il vous accordoit votre demande, parce qu'il vouloit vraisemblablement en parler auparavant à M. le grandvicaire, lequel, de son côté, est venu me chercher à Paris pendant quej'étois ;\Vcrsailles;et ne m'ayant pas trouvé, il voulut voir ma femme, et lui parla de toute votre communauté avec les termes du monde les plus remplis d'estime et de vénération; vous devez vous assurer qu'il a toute l'intention possible de vous servir; et je ne doute pas qu'il ne consente très-volontiers à être votre supérieur. Je n'ai encore pu lui rendre sa visite, mais je l'ii'ai chercher au plus tard après-demain. Je vous rendrai compte de toutes choses. »
Dès le dimanche suivant, 19 février, Racine manda à sa tante : « J'ai vu M. Roynette ; il fait des vœux pour le rétablissement de la maison, et croit que le bien de l'élise voudroit qu'on y élevât la jeunesse comme autrefois; il déplore la manière peu chrétienne dont elle est élevée dans la plupart des maisons relifrieuses; il est cependant un peu sensible à cette terreur universelle qui fait craindre de passer pour favorable à une maison qui a des ennemis si puissants; je lui ai persuadé, autant que j'ai pu, qu'on pouvoit prendre des biais qui le mettroient à couvert de tout soupçon, comme par exemple d'être nommé par M. l'archevêque, pour lui rendre compte de l'état où se trouve la communauté', et de ses besoins, eu attendant que M. l'archevêque pût s'y transporter et en prendre connoissance par luimême, ce (|u"il ne pouvoit pas s'empêcher de faire, et qu'il fera infailliblement'. »
1. Cette lettre n'est également que résumée et analysée dans V Histoire générale de Port-Royal. Les éditeurs l'ont faite avec les extraits de Dom Clcmoncct.
Le temps étant enfin venu, Port-Royal des champs eut un supérieur, et M. Roynette agréa cette place, vacante depuis dixhuit mois. On en fut informé à Port-Royal par la lettre suivante de Racine, du 5 mars :
« Je ne doute pas, ma chère tante, que vous n"a)'ez déjà appris que M. l'archevêque vous a enfin donné le supérieur que vous lui avez demandé. Je lui avois fait présenter, il y a cinq à six jours, par madame la duchesse de Noailles, sa belle-sœur, un mémoire que j'avois écrit à Marly, dans lequel je lui marquois que la communauté persévéroit à lui demander M. Roynette pour supérieur, ou du moins qu'il lui ordonnât d'en faire les fonctions, sans en avoir le titre, si l'on jugeoit que ce titre pût lui faire tort dans l'esprit des gens prévenus contre votre maison ; qu'il suffisoit que M. Roynette fût chargé de prendre conuoissance de vos besoins et de l'état de votre communauté, pour en rendre compte à M. l'archevêque, et que ce fût aussi par lui que M. l'archevêque vous fit connoitre ses volontés : qu'on ne prétendoit point exposer la santé de M. le grand-vicaire, en l'obligeant de faire de fréquents voyages à Port-Royal; que ce seroit assez qu'il en fit un présentement pour prendre une connoissance exacte de la maison, ensuite de quoi, il pourroit, s'il vouloit, n'y point aller qu'à la première élection, c'est-à-dire apparemment dans trois ans, si pourtant on pouvoit supposer que cette pauvre communauté, qui n'est plus, à proprement parler, qu'une infirmerie, dureroit encore trois années. Voilà à peu près ce que couteuoit mon mémoire; et j'ai mis ces dernières paroles, parce que je savois de bonne part qu'on avoit ouï dire à M. l'archevêque que ce seroit dommage de laisser périr une maison où la jeunesse étoit autrefois si bien instruite dans les principes du christianisme. M. Roynette chargea avanthier M. Willard de me dire que M. l'archevêque l'avoit en effet pressé de consentir à être votre supérieur, et qu'après avoir représenté au prélat les raisons qu'il avoit de refuser cette commission, fondées principalement sur son peu de capacité, car c'est ainsi que son humilité le fait parler, et encore sur ses infirmités, voyant que M. l'archevêque persistoit à l'en presser, il l'avoit acceptée, et qu'il feroit de son mieux pour s'en bien acquitter. Il ne reste donc plus qu'à prier Dieu qu'il entretienne dans le cœur de
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ce nouveau supérieur les bons sentiments que je lui vois pour votre maison. Ce qui est certain, c'est qu'il me revient de toutes parts qu'il est très-sage, très-doux, pt tout plein de justice et de probité. »
Après avoir réussi dans les démarches qu'il avait faites pour obtenir aux religieuses de Port-Royal le supérieur qu'elles désiraient. Racine les défendit contre les injustes réclamations des religieuses de Paris. Celles-ci, peu satisfaites du partage fait en 16(j9, quoique tout entier à leur avantage, voulurent le faire annuler, et achever lu ruine de Port-Rojal des champs; mais elles ne furent point écoutées. On eut égard au iiiomoire suivant, fait par Racine pour les religieuses des Champs, qui, cette fois, l'emportèrent sur celles de Paris.