XIV INTRODUCTION
tion de la médaille des YiJles remises sous l'obéissance du roi, fol. 3'4, de celle de la Conférence pour la paix, fol. 53, de celle sur la Marche de J/B"' le Dauphin au pont d'Espierre, fol. 259; de la première médaille sur la Paix de Risioick, fol. 272. Tout plein des souvenirs de la belle antiquité, il réussissait fort bien aussi dans les devises, témoin celle-ci pour la duchesse de Bourgogne : deux palmiers qui se courbent Tun vers l'autre avec ces mots : Crescent illse, crescelis amores, et cette autre pour la même : un bouton de rose sur lequel le soleil (emblème du roi) darde ses rayons avec ces mots : Firmat et ornai.
Tout cela n'avait pas, sans doute, une grande importance. C'est beaucoup, toutefois, que même dans les petites choses le goût ne fasse jamais défaut. C'est là ce qui donne son caractère au siècle de Louis XIV, et c"est à des hommes comme Racine et Boileau qu'il le doit. Ainsi nous lisons dans \es31émoircs de Louis Racine qu'ils furent chargés de remplacer par des inscriptions plus simples les inscriptions fastueuses que Charpentier avait mises au bas des tableaux de Lebrun dans les galeries de Versailles.
Racine parle pour la dernière fois à l'Académie des Inscriptions dans la séance du H février 1699 où il propose pour TAcadémic des sciences cette devise : Un aigle qui regarde le soleil avec ce mot : Solem imperterrilus Ipsum perlustrat, devise qui, du reste, ne fut pas adoptée. A la date du 28 avril 1699, on lit sur le registre cette mention : « La mort de M. Racine, arrivée après une longue maladie, le 20 de ce mois, a extrêmement affligé la compagnie. Il étoit grand poëte, excellent orateur, et très-bien instruit en toute sorte de genres de littérature. Il étoit d'un grand secours à l'Académie, tant par la vivacité de son esprit que par la connoissance certaine qu'il avoit de tout ce qui regarde l'histoire du roi. "
INTRODUCTION. xv
RÉFLEXIONS PIEUSES SUIl QUELQUES PASSAGES
DE l'Écriture sainte.
Ces réflexions ont été iinpriiuécs pour la premicrc fois par Louis Racine à la suite des mémoires sur la vie de son père, à Lausanne et à Genève, 1747, pages 56 à 60 de l'appendice. « Je n'en donne, dit Louis Racine en note, qu'un très-petit nombre pour confirmer seulement ce que j'ai dit dans sa Vie de ses occupations de piété. »
Louis Racine n'a pas joint le manuscrit de ces Réflexions aux autres manuscrits de son père qu'il a déposés à la Bibliothèque du roi, et ce manuscrit n"a point été retrouvé. On ne peut, par conséquent, que reproduire ce qu'il a jugé à propos d'en donner.
epitaphe de c.-f. de bretagne, demoiselle de vertus.
Cette épitaphe, dont Louis Racine parle dans ses Mémoires, figure, écrite de la main de l'auteur, dans les papiers déposés à la Bibliothèque du roi.