PORTUGAL
V. 1111 niéiiioire présonté au Roi de la part du roi de Portugal, eu IciiS, par un Frauçois qui servoit en Portugal/-
L'état où étoit alors le Portugal est dépeint dans ce méuioire, et surtout le grand besoin qu'ils avoiciit d'un secours de cavalerie.
« Le roi de Portugal, dciiuis les ciiu] dernières années, a fait une distraction de cinq ou six mille chevaux, et de (juiuze ou vingt mille hommes de pied, que les Espagnols auroient envoyés contre la France, et qui ont été occupés sur les frontières de Portugal. »
(1 11 me souvient, dit celui (jui présente le mémoire, qu'en 1638, lorsque j'apportai au feu roi Louis XIII la nouvelle de l'intention des Portugais, il me commanda d'envoyer un homme exprès, pour les assurer que s'ils vouloient s'aider eux-mêmes et faire roi le duc de Bragance, la France leur enverroit cinq cents cavaliers bien montés et tout armés, mille autres avec selles, brides, armes et pistolets, et dix ou douze mille fantassins. Sur cette parole, qui leur fut portée par Tillac, ils m'écrivirent, au commencement de novembre 1640, qu'ils étoient prêts à se déclarer, et qu'il étoit temps de faire souvenir le Roi de sa promesse. Je mis cette lettre à Ruel, entre