Misérable! et je vis! et je soutiens la vue
De ce sacré soleil dont je suis descendue !
(Phèdre, acte IV, scène vi.)
m'a paru avoir de la force en le mettant aussi dans la bouche des réprouvés, qui s'Iiuniilient et se condamnent eux-mêmes. ' Pour le second vers, j'avois mis :
Diront-ils avec des cris...
Mais j'ai cru qu'on pouvoit leur faire tenir tout ce discours sans mettre diroiil-ils, ■ cl (|u"il sufTisoit de mettre à la fin : Ainsi, d'une voix pluiaticc, et le reste, par où on fait entendre que tout ce qui précède est le discours des réprouvés. Je crois qu'il y en a des exemples dans les Odes d'Horace.
Et voili ([ue trionipluiiils...
Je me suis laissé entraîner au texte : Ecce quomodo coinpulali suid iidcr fitios Dci? ' et j'ai cru que ce tour marquoit mieux la passion; car j'aurois pu mettie : El iiiainlenant triomphants^ * etc.
Dans la 3' stance,^
Qui nous montroit la carrière De la bienheureuse paix.
On dit la carrière de la gloire, la carrière de l'honneur, c'est-à-dire par oii on court à la gloire , à l'honneur. Voyez si l'on ne pourroit pas dire de même la carrière de la bienheureuse paix; on dit même la carrière de la vertu. Du reste, je ne devine pas conniient je le pourrois mieux dire.