‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 102 sur 249 · Devenue la cinquième · texte numérisé non relu

Devenue la cinquième

COUUESPONDANCE. 429

vous en jouissez plus tranquillement que nous ne faisons ici. Je suis entièrement à vous.'

La harangue de monsieur l'abbo Doileau- a été trouvée très-mauvaise en ce pays-ci. M. de Niert prétend que Richesource en est mort de douleur. Je ne sais pas si la douleur est bien vraie, mais la mort est très-véritable. ^

XLM.

R.VCIXE A liOILEAl'.

A Compiègne, le 4 mai fl(iO."i).

.M. Des Granges m'a dit fju'il avoit l'ait signer hier nos ordonnances, et qu'on les feroit viser par le roi aprèsdemain ; et qu'ensuite il les envoieroit ' à M. Dongois, de (|ui vous les [)ouvez retirer. Je vous prie de me garder la

1. Celte dernière phrase manque dans l'autngraplie de M. Boutron-Cliarlard.

•J.. Charles Boileau, abbé de Boaiilien, prédicateur, membre de l'Académie fraii(;aise, né à Beauvais, mort h Paris on 170}. Non-seulement il n'était pas, comme l'a dit Sabatier de Castres, frère de Despréaux, mais il n'était même pas de la famille, il a laissé des Homélies et Sermons sur les évangiles du carême, publiés par Richard. Paris, 1712, 2 vol. in-12; des Paiié- (jyriques. Paris, 1718, in-8" et in-12; on a publié aussi, Paris, 1731^, in-12, un volume de Pensées extraites de ses sermons.

3. La lettre continue ainsi dans l'autographe de M. Boutron-Charlard : « Je suis en peine de la santé de M. Nicole. Vous m'obligeriez de me mander si vous en avez des nouvelles. Monsieur le duc do Chevreuse s'informa fort de votre santé hier et ce matin. J'ai eu une lettre de madame la comtesse de Gramond, et j'ai opinion qu'elle doit avoir à se plaindre de ne point recevoir de vos lettres.

« Je suis, monsieur, bien entièrement à vous.

<i Racine.

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