L'un dos cliinirgiens ordinaires du roi
'2. Médecin liollandais, grand-père de l'auteur du livre de VEsprit. Ce remède contre les dyssenteries était l'ipécacuanha; Helvétius gagna plus do cent mille écus avec celte drojjue.
3. Marctiandc chez laquelle M'"" Racine avait acheté des étoffes pour habiller son fils.
4. Marie-Anne de Neubourg, fille de l'électeur palatin, seconde femme de Charles II, roi d'Espagne, éprouva on 1091 une maladie qui donna lieu au bruit de sa mort. Elle vécut jusqu'en 1740.
vni. 10
Au camp devant Namur, le 31 mai [1692].
Vous aurez pu voir, mon cher enfant, par les lettres que j'écris à votre mère, combien je suis touché de votre maladie,' et la peine extrême que je ressens de n'être pas auprès de vous pour vous consoler. Je vois que vous prenez avec beaucoup de patience le mal que Dieu vous envoie, et que vous êtes fort exact à faire tout ce qu'on vous dit : il est extrêmement important pour vous de ne vous point impatienter. J'espère qu'avec la grâce de Dieu, il ne vous arrivera aucun accident. C'est une maladie dont peu de personnes sont exemptes; et il vaut mieux en être attaqué à votre âge qu'à un âge plus avancé. J'aurai une sensi!)le joie de recevoir de vos lettres; mais ne m'écrivez que quand vous serez entièrement hors de danger, parce que \ous ne pourriez écrire sans mettre vos bras à l'air, et vous refroidir. Quand je ne serai plus en inquiétude de votre mal, je vous écrirai des nouvelles du siège de Mamur. Il y a lieu d'espérer que la place se rendra bientôt; et je m'en réjouis d'autant plus que cela pourra me mettre eu état de vous revoir bientôt après. M. de Cavoie prend grand intérêt à votre mal, et voudroit bien vous soulager. Je suis fort obligé à M. Chapelier- de tout le soin qu'il prend de vous. Adieu, mon cher fils : offrez bien au bon Dieu tout le mal que vous souffrez, et remettez-vous en-