‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 122 sur 249 · C'était la charge de contrôleur de la maison du roi · texte numérisé non relu

C'était la charge de contrôleur de la maison du roi

3. C'était un financier chez lequel Boiieau allait fréquemment, et auquel ce poète a adresse des vers. Le Verrier s'amusait lui-mômo à en faire, comme on le voit par une lettre que Boiieau lui a adressée.

•i. L'octave de la Fête-Dieu était, cette année, le 13 juin.

5. M"' de La Vallièrc, si connue pour son amour pour Louis XIV, avait fait profession aux Carmélites, le 4 juin 1675. Elle y mourut, après trentesix ans d'austérités continuelles, sous le nom de sœur Louise de la Miséricorde, et ne voulut jamais être que simple religieuse.

CORUKSrOND.VNCI- . 17b

exhorte à aller faire un jicu votre cdur à innilaiiie la comtesse (le Graiiiont' el à iiKidaiiie la duchesse de Noailles=, (|ui ont l'une et l'autre beaucoup de bonté pour vous. Adieu, mon cher (ils. Envoyez à M. de Casligny la lettre que je lui écris. Je ne puis ni'euipècher de vous dire; (pi'il m'écrit sur votre sujet avec toute l'aniilié possible.

A Paris, ce mai-di |i) juillet 17'J7|.

Votre cousin, qui va partir tout à l'heure, vous rendra cette lettre, que j'écris à iM. Bontems ' pour le prier de demander pour moi d'aller à Marly. Rendez-la-lui le j)lus tôt que vous pourrez; car il n'y a pas de temps à [lerdre. Je n'étois pas trop assuré que le roi allât à Marly cette semaine, M. de Gavoie , que je croyois bien informé, m'ayant dit qu'on n'y alloit que la semaine qui vient. Au cas qu'on n'y aille point en effet cette semaine, vous n'avez que faire de rendre ma lettre. Je n'en serai pas moins demain à neuf heures et flemie à Versailles, pour aller présenter votre cousin à M. Du Fresnoy. * Montrezlui, s'il vous plait, la chambre et la pension ([ue vous lu

1. lilisahetli HamiltDii, femme de l'Iiililiert, comte de Gramout. Elle était ti'ùs-attacliée ;i Porl-lioyal, et elle ne s'en cachait pas.

2. La femme du duc Anne-Jules do Xnaillcs, maréclial de France depuis 1C03.

3. l'remier valet do chambre et favori de Louis XIV. Ce fut lui, dit Duclos qui servit la mosso au mariage du roi avec M"" de Mainteuon.

4. Élie Du Fresnoy, premier commis de Louvois, puis de Barbezieux. Il est moins connu que sa femme, dont on trouve souvent le nom dans les lettres de M"" de Scvignc et dans celles de M""^ de Maintenon. Ils marièrent leur fille à Jean d'Alègre, marquis de Beauvoir. Le cousin de Racine, qu'il était question de placer dans le bureau de Du Fresnoy, était le jeune de Homanet, neveu de M"'« Racine.

17(i CORRESPONDANCE.

avez trouvée, et faites-lui bien des amitiés. Je vous donne le bonsoir.

A Marly, le lô juillot (IG'.tTJ.

Votre mère vous a écrit une lettre que l'on m'a apportée ici, ]iar laquelle elle vous mandoit qu'à cause des grandes pluies qu'il a fait, et qui peuvent avoir gâté les chemins, elle ne sera que mercredi ' matin à Versailles. iM. Ilourdelot m'a fort surpris ce matin quand il m'a dit que M. d'Héricourt attendoit aujourd'hui votre mère à dîner. C'est une grande négligence à vous de ne l'avoir pas ])rié de ne nous point attendre, comme je vous en avois chargé quand je partis de Versailles. Je vous donne le bonjour. Il n'y a rien ici de nouveau depuis la prise du clieuiin couveit de Barcelone.

Suscription : A Monsieur Monsieur Racine le fils, audessus de l'appartement de M""" de Ventadour. près de celui de M. Busca, à Versailles.

Marly, ce samedi matin [20 juillet 1007].

Je vous prie, mon cher lils, dès que vous aurez reçu cette lettre, de faire porter à Port-Royal celle que j'écris à votre tante, ou par Henry, ou par (pielque homme qui vous paroisse sûr. Je crois qu'il vauilroit mieux que Henry

1. Racine écrit fréquemment mecredi sans le premier r. ]1 nous a paru qu'il n'y avait pas d'intérêt à conscncr cette orthographe.

la portât. Il n'a qu'à loiiei' ([uol([ue bidet pour faire ce petit voyage. Je serai lundi matin à Versailles, et je vous ramènerai à Paris. Je vous donne le bonjour.

Wlll.

A Paris, le 20 janvier [1C98J.

Vraisemblablement vous axiez pris des Mémoires de M. de Céiy, ' pour faire une course aussi extraordinaire rpie relie que vous avez faite. J'avois été fort en peine les premiers jours de votre voyage, dans la peur où j'étois que, par trop d'envie d'aller vite, il ne vous fût arrivé quelque accident; mais quand j'appris, par votre lettre de Mons, que vous n'étiez paru qu'à neuf heures de Cambrai, et que vous tiriez vanité d'avoir fait une si grande journée, je vis bien qu'il falloit se reposer sur vous de la conservation de votre personne. Surtout votre long séjour à Bruxelles, et toutes les visites que vous y avez faites méritent que vous en donniez une relation au public. Je ne doute pas même que vous n'y ayez été à l'Opéra avec la dépêche du roi dans votre poche. Vous rejetez la faute

1. Loais-Achille-Auguste de Harlay, comte de Cély, fils aine de Nicolas- Auguste de Harlay, l'un des trois plénipotentiaires du traité de Piisnick. Il avait été charge, lors do la signature de la paix, d'en aller porter la nouvelle h Louis XIV; mais il fit si peu d'. diligence, qu'avant son arrivée le roi était informé de la conclusion. M. de Cély devint l'objet des chansons et des brocards; la diligence de M. de Cély était passée en proverbe, et c'est à quoi Racine fait allusion pour réprimander son fils. Celui-ci avait été chargé par M. de Torcy de porter des dépêches à M. de Bonropaux, ambassadeur de France à la Haye; et, au lieu de se rendre sur-le-champ à cette destination, il s'était arrêté quelques jours à Mons et h Bruxelles.

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